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Iran : un nouveau procès Zaghari-Ratcliffe

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Iran : un nouveau procès Zaghari-Ratcliffe

Iran : un nouveau procès Zaghari-Ratcliffe
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Nazanin Zaghari-Ratcliffe s'achemine vers un nouveau procès en Iran. Cette citoyenne irano-britannique purge déjà une peine de cinq ans de prison pour appel à la sédition. Elle clame son innocence.

La République islamique d'Iran assure avoir des preuves que cette employée de la fondation Thomson Reuters a formé des journalistes et espionné les institutions. Elle doit comparaître le 10 décembre pour "diffusion de propagande" et risque jusqu'à seize années de prison supplémentaires.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée il y a un an et demi à l'aéroport de Téhéran, elle s'apprêtait à rentrer de vacance avec sa fille et rejoindre Londres, où elle réside. Depuis, son mari se bat pour la faire libérer.

"Le fait qu'elle soit appelée à comparaître le 10 décembre est un très mauvais signe. Une campagne de propagande très agressive a été lancée par les médias. Il est très important que le gouvernement britannique réfute les accusations, ce qu'il a fait et que le ministre des affaires étrangères se rende dès que possible en Iran. J'ai demandé à pouvoir y aller avec lui, j'ai fait des démarches auprès du ministère et de l'ambassade iranienne pour avoir un visa et assister à ce procès" a expliqué Richard Ratcliffe à Euronews.

De nombreux britanniques se mobilisent pour réclamer la libération de cette mère de famille de 38 ans. Dans sa cellule en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe souffre de dépression et de problèmes pulmonaires.

"Tout cela l'a vraiment traumatisée, elle a été admise à la clinique pénitenciaire. On lui a injecté des sédatifs pour la calmer le soir où les nouvelles accusations ont été diffusées à la télévision. Je suis vraiment consterné par ce qui se passe. Elle est dans un état très fragile, elle est prise en charge par des médecins, et un psychiatre pour pouvoir s'exprimer après ce qui s'est passé ces dernières semaines. Je suis très inquiet pour sa santé mentale", confesse son époux. 

La famille de Nazanin Zaghari-Ratcliffe affirme qu'elle est utilisée comme moyen de pression par les autorités iraniennes. Le quotidien Le Sun a présenté une liste de demandes qui auraient été faites par l'Iran en échange de sa libération.