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Syrie: Damas fait planer le doute sur sa participation à la reprise des pourparlers

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Syrie: Damas fait planer le doute sur sa participation à la reprise des pourparlers

Syrie: Damas fait planer le doute sur sa participation à la reprise des pourparlers
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L'ONU tente mardi de relancer les pourparlers de paix de Genève sur la Syrie, au point mort depuis plusieurs mois, mais le régime de Damas, fort de ses victoires militaires, laisse planer le doute sur sa participation. Le médiateur de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a annoncé qu'il avait été informé dimanche soir du report de la venue de la délégation officielle syrienne. "Le gouvernement n'a pas encore confirmé sa participation aux négociations à Genève, mais a indiqué qu'il nous contacterait très bientôt", a-t-il déclaré, lors d'une vidéo-conférence avec le Conseil de sécurité. Malgré ce contretemps, le médiateur, qui a déjà organisé 7 cycles de discussions intersyriennes à Genève depuis 2016, sans succès, veut conserver son optimisme inébranlable. Il espère notamment pouvoir sortir de l'impasse dans lequel stagne le processus de Genève, grâce à la participation, pour la première fois, d'une délégation unique de l'opposition syrienne, représentant toutes ses composantes, y compris des groupes plus modérés, tolérés par Damas. En septembre, M. De Mistura avait appelé l'opposition syrienne à être "assez réaliste pour réaliser qu'elle n'a pas gagné la guerre". Sous-entendu, à ne plus exiger comme condition préalable à tout règlement le départ du chef de l'Etat syrien, dont le régime refuse de discuter. - Vieux démons - Car fort de ses victoires militaires face aux rebelles et aux jihadistes, grâce à l'aide déterminante de Moscou, le gouvernement de Damas est d'autant moins pressé de faire des concessions. Le médiateur de l'ONU a réaffirmé lundi qu'il n'accepterait "aucune condition préalable de la part d'aucune des deux parties". Il veut concentrer les discussions de ce 8e round sur la rédaction d'une nouvelle Constitution et l'organisation d'élections sous l'égide de l'ONU. Mais les vieux démons ont la vie dure. A peine arrivé à Genève, le chef de la délégation de l'opposition, Nasr Hariri, a réaffirmé lundi soir devant les journalistes que le président Assad devrait partir avant tout scrutin. Il a rappelé que la résolution 2254 adoptée en 2015 par le Conseil de Sécurité prévoit, dans une première étape, la mise en place d'une "gouvernance crédible, inclusive et non-sectaire" en Syrie. "Donc, quand on parle d'un tel gouvernement (...) ça signifie que Bachar al-Assad ne sera plus au pouvoir au début" de cette transition vers des élections, a-t-il estimé, reprenant le vieux refrain de l'opposition. - Succès de la Russie - Face à une ONU impuissante et à une Amérique repliée sur elle-même depuis l'élection du président Donald Trump, le président russe Vladimir Poutine a multiplié avec succès les initiatives diplomatiques et militaires. Avec l'aide de l'Iran, autre soutien de Damas, et de la Turquie, soutien des rebelles il a organisé sept réunions mêlant opposition et régime à Astana, au Kazakhstan. Quatre zones de "désescalade" des combats ont en outre été créées en Syrie, là où l'ONU avait échoué. Le président russe a également annoncé la tenue prochaine en Russie d'un "Congrès du dialogue national" syrien rassemblant tous les acteurs du conflit. Mais en fin stratège, M. Poutine sait qu'il ne pourra imposer "sa" solution que si elle est adoubée par l'ONU. Il a d'ores et déjà indiqué que ce Congrès devrait servir de "stimulant" au processus de Genève. Afin de contrebalancer la dynamique de Moscou, la France a demandé une réunion mardi matin à Genève avec les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité -- Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni -- en présence de M. De Mistura. Le médiateur a estimé à 250 milliards de dollars le coût de la reconstruction de la Syrie, ravagée par plus de 6 ans de conflit, qui a fait quelque 340.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.
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