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Poutine et Erdogan en symbiose pour fustiger Washington

Les présidents russe et turc ont estimé que la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël risquait d'accroître les tensions au Moyen-Orient.

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Poutine et Erdogan en symbiose pour fustiger Washington

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Facteur de "déstabilisation"

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan fustigent la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Une décision qui risque selon eux de "déstabiliser le Moyen-Orient".

Le président russe s'est rendu à Ankara ce lundi soir, au terme d'une journée marathon dans la région lors de laquelle il a annoncé le retrait d'une "partie significative" des forces russes de Syrie. 

Vladimir Poutine s'était rendu ce lundi matin sur la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie avant de faire étape au Caire dans l'après-midi.

Concernant Jérusalem, Vladimir Poutine a estimé qu'il fallait "se baser sur les décisions antérieures prises sous l'égide de l'ONU et que le statut de la ville devait faire l'objet de pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens". 

Le prédisent turc a annoncé qu'il accueillerait, mercredi, les leaders du monde musulman à Istanbul lors d'un sommet dédié au statut d'Israël. 

Recep Tayyip Erdogan -qui avait qualifié Israël ce dimanche d'Etat "terroriste"- a estimé que l'Etat hébreu voyait dans ce processus "une opportunité pour accroître la pression et les violences contre les Palestiniens". "Personne ne peut, en conscience, ignorer ces meurtres", a-t-il ajouté.

Coopération technique militaire accrue

Les deux dirigeants ont également parlé armement lors de leur huitième rencontre de l'année

Ankara a annoncé qu'un accord avec Moscou était en cours de finalisation sur l'obtention de systèmes de défense antiaérienne S-400 russes : des systèmes de missiles qui ne sont pas compatibles avec ceux de l'Otan, dont la Turquie est pourtant membre.

La question de l'interopérabilité avait déjà été soulevée en juillet par les Etats-Unis, le Pentagone affirmant sur le ton de l'euphémisme que "généralement, c'est plutôt une bonne idée pour des alliés d'acheter du matériel" compatible avec les systèmes de l'Otan.

Recep Tayyip Erdogan avait répliqué en déclarant que la Turquie prend seule les décisions relevant de son indépendance.

Avec AFP et Reuters.