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La réponse de Trump à ses accusatrices

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La réponse de Trump à ses accusatrices

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54 élues démocrates à la Chambre des représentants demandent l'ouverture d'une enquête sur les accusations de harcèlement sexuel, formulées contre Donald Trump.

Elles ont adressé à la commission de Contrôle de la Chambre une lettre dans laquelle elles disent ne pas pouvoir "ignorer la multitude de femmes qui ont formulé des accusations contre M. Trump".

Brenda Lawrence du Michigan a souligné le fait qu'un "autre président avait déjà été mis en accusation pour comportement sexuel inapproprié", référence ouverte à Bill Clinton, avant d'ajouter : "monsieur le président, les lois sont les mêmes pour tous".

"Prête à tout" pour de l'argent

Loin d'apaiser la situation, Donald Trump s'en est pris lui ce mardi par tweet interposé à la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand. 

Celle-ci avait demandé sa démission, suite aux premières accusations.

En réponse, le président américain l'a décrite comme quelqu'un qui, "il n'y a pas si longtemps, venait dans (son) bureau en suppliant pour des dons pour sa campagne".

Il a ajouté, dans une formulation chargée d'ambiguïté, qu'elle était "prête à tout" pour obtenir ces financements.

"Calomnies sexistes"

Kirsten Gillibrand a dénoncé en retour "des calomnies sexistes visant à la faire taire".

"Je ne me tairai pas sur ce sujet, pas plus que les femmes qui ont tenu tête au président" ce lundi, a déclaré la sénatrice de New York.

Elle avait été la première a appeler à la démission son collègue démocrate Al Franken, accusé de gestes déplacés par plusieurs femmes.

Elle fait partie des (nombreuses) personnes dont le nom circule comme candidat potentiel pour porter les couleurs démocrates lors de l'élection présidentielle de 2020.

Le tweet visant la sénatrice a suscité l'indignation de Jackie Spir, qui représente la Californie à la Chambre des représentants.

L'élue démocrate s'est dit choquée par la réaction de Donald Trump, qui "prouve une nouvelle fois son incapacité à exercer la fonction de président des Etats-Unis".

Quelques heures plus tard, la Maison Blanche, elle, a vigoureusement contesté tout connotation sexuelle dans ce tweet matinal.

Sarah Sanders, la porte-parole de l'exécutif américain, a expliqué que Donald Trump dénonçait seulement "le clientélisme et la place de l'argent dans un système politique qui ne fonctionne plus".

Une vingtaine de femmes accusent Trump

A ce jour, 17 femmes accusent le locataire de la Maison Blanche d'attouchements sexuels ou de baisers forcés. 

Trois d'entre elles, qui l'avaient déjà mis en cause durant la campagne de 2016, ont déclaré publiquement ce lundi avoir été harcelées par Donald Trump pendant des décennies.

Rachel Crooks, ancienne réceptionniste à la Trump Tower de New York, a raconté comment, en 2005, alors qu'elle était âgée de 22 ans, le magnat de l'immobilier l'avait embrassé sans son consentement. "J'étais choquée, anéantie", a-t-elle témoigné, expliquant s'être sentie "un peu menacée".

Le président américain a dénoncé dans un autre tweet des "histoires inventées" de femmes "que je ne connais pas et/où que je n'ai jamais rencontrées. FAKE NEWS!".

Avec AFP et Reuters.