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Ski: Val Gardena, l'occasion d'"aller de l'avant" pour les Français

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Ski: Val Gardena, l'occasion d'"aller de l'avant" pour les Français

Ski: Val Gardena, l'occasion d'"aller de l'avant" pour les Français
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Un mois après l’accident mortel à l’entraînement de David Poisson, les descendeurs français veulent “aller de l’avant” sur la piste italienne de Val Gardena où la Coupe du monde de ski alpin fait étape avec un super-G, vendredi (12h15), et une descente, samedi.

“Il faut aller de l’avant, que la vie continue. Ca ne nous empêche pas de penser à lui (David Poisson) tout le temps. Après, on s’est entraîné huit mois pour des objectifs et il faut continuer pour nous et pour lui”, estime Adrien Théaux, joint au téléphone par l’AFP.

Le chef de file du groupe vitesse de l‘équipe de France ajoute: “La descente, c’est ce qui rend différents, parce qu’il y a cette prise de risques, et si on n’est pas humbles, on va au carton. La descente nous apprend la sagesse.”

Au pied du podium en descente l’an dernier, troisième aussi du super-G en 2014, Théaux radiographie le serpent qui, au gré des changements météo, réserve parfois des surprises avec l’irruption de dossards élevés dans le haut du classement.

“J’apprécie beaucoup la Saslong (long caillou, en ladin, du nom de l‘éperon rocheux qui surplombe le tracé), même si, au départ, ce n’est pas celle qui me convient le mieux car il y a beaucoup de plat. Mais je me suis bien amélioré dans le domaine. Il y a des sections techniques, dont le Ciaslat que j’adore skier. On fait deux secondes au sol, un peu moins en l’air, on retouche le sol, et on repart en l’air. C’est un peu comme du motocross”, explique le skieur de Val Thorens (Savoie).

- Le saut du chameau –

“Il y a beaucoup de mouvements de terrain qui nous font décoller, qui nous allègent, nous décalent au niveau de la trajectoire. Et le saut du Camel (le chameau, trois bosses à franchir, ndlr) est vraiment gros, on passe très haut et on voit loin”, souligne encore le médaillé de bronze de super G aux Mondiaux 2015 à Beaver Creek (Etats-Unis).

La Saslong a souvent souri aux Bleus en descente, de Luc Alphand, vainqueur en 1996, à Antoine Dénériaz, le champion olympique 2006, double lauréat en 2002 et 2003.

Leurs successeurs ont pris de la graine. Johan Clarey a pour sa part fini deux fois troisième (en 2013 et 2009). “Je vais mieux physiquement avec mes genoux et mon dos qu’il y a six ou sept ans. Je me fais encore plaisir, même si je suis moins performant”, remarque Clarey.

Le skieur de Tignes (Savoie), qui aura 37 ans le 8 janvier, s’est quand même classé huitième de la descente de Beaver Creek le 2 décembre.

Elargie au monde, la Saslong est la piste privilégiée de l’Américain Steven Nyman, triple vainqueur de la descente (2006/2012/2014), et des Norvégiens souverains en super-G.

Agé de 35 ans, le fonceur mormon, est en quête d’un 4e succès pour égaler le record de l’Autrichien Franz Klammer et de l’Italien Kristian Ghedina.

L’Autriche, qui a l’embarras du choix (Matthias Mayer, Max Franz, le tenant du titre en descente à Val Gardena, Hannes Reichelt, Vincent Kriechmayr), menace le règne norvégien en super G.

- Le règne viking –

Depuis l‘édition 2012, les Attacking Vikings n’ont laissé que des miettes à la concurrence avec cinq succès en autant de courses dans la discipline qui allie vitesse et instinct. Sur cette période, Aksel Lund Svindal, qui avait déjà gagné le super-G en 2009, mène trois victoires à deux face à Kjetil Jansrud. Il y a deux ans, les Nordiques s‘étaient même emparé de tout le podium, Svindal sur la plus haute marche devant Jansrud et Alexander Aamodt Kilde.

Revenu d’une énième blessure, Svindal a renoué avec le podium dès son retour à la compétition, troisième de la descente de Lake Louise (Canada) le 25 novembre. Le skieur de fer s’est imposé une semaine plus tard, toujours en descente, à Beaver Creek, son 33e succès sur le circuit majeur.

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