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La musique africaine parle business à Rabat

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La musique africaine parle business à Rabat

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La quatrième édition de Visa For Music s’est tenue à Rabat, au Maroc. Ce n’est pas un festival, mais un salon international visant à promouvoir la musique d’Afrique et du Moyen-Orient et permettre aux professionnels d‘échanger sur les modèles économiques de l’industrie musicale.

Parmi les artistes présents, nous avons rencontré le groupe panafricain “The Messengers of Messages”. Ils prônent un discours paix et d’unité inspiré cher à Nelson Mandela.

Notre modèle économique, c’est de collaborer et d‘être sûr que nous aurons la possibilité de voyager à travers le monde pour diffuser notre message“ explique simplement le leader du groupe, Prince H. Malatsi, qui est sud-africain.

Le génie de la Kora, Sékou Kouyaté est guinéen, mais vit en France. Il est plus connu dans l’hexagone qu’en Afrique. Son manager danois, Carolina Vallejo a eu des retours positifs du concert qu’il vient de donner.

Cela c’est vraiment bien passé, il y avait beaucoup de gens et ils ont apprécié, on a été invités à plusieurs festivals et tournées“, explique-t-elle.

Francky Kanza vient de République du Congo et partage son stand avec la chanteuse ivoirienne Seham Dominick, qui comme lui vient de dévoiler son nouvel album

On cherche des producteurs, des promoteurs, des vrais managers qui ont la capacité de nous mettre devant une grande scène“ dit Kanza.

Grosse performance du groupe catalan “Doctor Prats”, fondé il y a deux ans et qui compte déjà deux albums et un grand nombre de tournées en Espagne, France, Hongrie, et même Japon.

C’est une super opportunité pour nous de jouer en Afrique, c’est la première fois qu’on vient jouer ici et on sait qu’il y a plein de gens un peu influents, donc peut être qu’on pourra avoir des concerts en Afrique après avoir joué ici. Et on verra pour la suite“, assure le membre du groupe Miki Santamaria.

Du côté de la maison de disque “Agadirlive”, on a rencontré un rappeur en langue berbère et un steel-drummer, présenté par le producteur londonien Gareth Messam. Ce dernier est confiant :

On a pu faire pas mal d’affaires, on a rencontré des agents, on doit faire des collaborations, avant notre départ la semaine prochaine, on va enregistrer quelques morceaux et faire quelques concerts“.

Venu directement du Zimbabwe, le groupe Mokoomba chante en Anglais, et en plusieurs dialectes africains. Après plusieurs tournées en Europe, il présente son tout dernier album “Luyando”.

Son vrai nom est Younes Taleb, mais on le connaît sous le nom de Lmoutchou. Une star au Maroc, qui rappe en dialecte Darija. Mais sa musique peut-elle franchir les frontières du Maroc ?

Nous, on ne comprend pas certaines langues mais on arrive a sentir que l’artiste est fort, pour moi c’est pareil. Quand je joue pour des étrangers, les gens savent que j’ai quelque chose à dire, les gens savent que j’ai quelque chose à présenter qui est structuré est qui est bien fait“, clame Lmoutchou.

Wolfgang Spindler, euronews :

La plupart des pays d’Afrique et du Moyen-Orient sont évoqués dans les médias quand il s’agit de guerre, de violence et de misère. Mais ces pays tiennent à partager leurs valeurs culturelles. “Visa for Music” est une plate-forme parfaite pour permettre à ces artistes internationaux de tisser un réseau, de voyager à travers le monde, de montrer leur art et d’autres facettes de leur pays“.

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