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Amoureux et professionnels du 7e art ont rendez-vous aux Arcs

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Amoureux et professionnels du 7e art ont rendez-vous aux Arcs

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Le Festival de cinéma européen des Arcs, véritable rampe de lancement pour les talents du septième art. Le public a pu découvrir 120 films de toute l’Europe. Mais pendant que certains assistent aux projections, d’autres sont sur place pour chercher des partenariats pour leurs futurs projets au marché de coproduction qui occupe une grande place au Festival.

L’Allemagne était l’invitée de cette neuvième édition. La productrice allemande Jamila Wenske dont le film “Freedom” a été projeté au festival est venue chercher un cofinancement pour son prochain projet.

Point of view

Nico, une icône, un modèle...

Susanna Nicchiarelli Réalisatrice

“Le Festival des Arcs est connu pour donner un label de qualité aux projets en devenir, il aide les producteurs ou les réalisateurs à hisser leur projet à un niveau européen parce qu’ici, on peut rencontrer tous les producteurs européens, les financiers, les représentants des chaînes de télévision, c’est un petit melting-pot”, estime Jamila Wenske.

Parmi les membres du jury cette année, le réalisateur hongrois Laszlo Nemes. Son premier long-métrage “Le Fils de Saul” est né ici et il a ensuite remporté de nombreux prix dont un Oscar (celui du meilleur film étranger en 2016 et Grand Prix du Jury à Cannes en 2015).

“Mon histoire avec le Festival remonte à 2011 quand mon premier projet de film qui est devenu plus tard “Le Fils de Saul” a été présenté ici au marché de coproduction du festival. Ils l’ont vraiment choisi parce qu’ils ont vu en lui un potentiel, très peu de professionnels croyaient en lui, donc je me suis dit que je devais revenir”, raconte Laszlo Nemes. Retrouvez notre interview exclusive en anglais, du réalisateur ici.

Le jury va devoir choisir un lauréat parmi dix films sélectionnés dans la compétition officielle. Parmi eux, le dernier film de la réalisatrice italienne Susanna Nicchiarelli : “Nico 1988”.

“Nico, après avoir été la plus belle femme du monde, une icône, un modèle, après avoir chanté avec les Velvet Undeground, est devenue auteure et sa propre musique est une précieuse contribution à l’histoire de la musique. Dans les années 70 et 80, elle a fait de grands disques qui ont longtemps influencé la musique après elle : le mouvement gothique, le mouvement new wave : c‘était une musicienne très courageuse”, explique la réalisatrice.

En présentant son dernier film “The Escape”, hors compétition aux Arcs, l’actrice britannique Gemma Arterton explique regretter que le cinéma soit de plus en plus formaté en Europe.

“Le problème que l’on rencontre au Royaume-Uni, en particulier, c’est que l’on ne peut plus prendre aucun risque parce que personne ne finance un film s’il n’y a pas un acteur très connu dedans. La seule fois où l’on peut prendre un risque au Royaume-Uni, c’est en faisant un film à très petit budget, ce qui veut dire que la valeur de la production est limitée et je pense que c’est parce que les gens de la finance ont peur de ne pas faire de profit s’il n’y a pas Jennifer Lawrence dans le rôle principal”, estime Gemma Arterton.

Gemma Arterton évoque son film dans une interview exclusive avec euronews-.

Clap de fin du festival le 23 décembre.

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