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Lutter contre le terrorisme au Sahel : la piqûre de rappel de la France

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Lutter contre le terrorisme au Sahel : la piqûre de rappel de la France

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Une semaine après le sommet de Paris, le chef de l'Etat français voulait envoyer un message de soutien fort aux membres du G5 Sahel en se rendant au Niger ce vendredi soir et samedi. Au programme, la visite aux troupes de l'opération Barkhane et la rencontre avec son homologue Mahamadou Issoufou à Niamey. Pour le président nigérien, le combat que le G5 Sahel compte mener, c'est aussi pour l'Europe et le monde. Et il y a urgence, comme le rappelait le président malien Ibrahim Boubacar Keita, le 13 décembre dernier en France :

"Nous sommes conscients que le temps nous est compté. Nous sommes conscients qu'avec ce qui s'est passé au Moyen-Orient, avec la fin de la guerre en Syrie, il y aura un reflux vers nous, et nous ne souhaitons pas que ce qui n'a pas été engrangé par certains au Moyen-Orient le soit dans le Sahel. Je voudrais dire l'urgence aujourd'hui à faire en sorte que notre force conjointe du G5 Sahel aboutisse à des résultats concrets dans sa lutte contre le terrorisme. Pour cela, il nous faut tenir nos engagements financiers, et que ceux qui ont été fait à notre endroit soient tenus."

Selon les pays du G5 Sahel, leurs armées sont trop faibles pour traquer, seules, les dizaines de groupes jihadistes dans cette région semi-désertique, vaste comme l'Europe. C'est pour cela que la France a mis en place Barkhane en août 2014. Cette opération appuie les forces armées au Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie pour "empêcher la reconstitution de sanctuaires djihadistes".

Forte de plus de 4 000 hommes, c'est la plus importante opération extérieure française, elle coûte près d'un demi-milliard d'euros par an. Et Paris ne compte pas se désengager. 

Car la force G5 Sahel, qui doit compter à terme 5 000 hommes, s'organise mais est encore loin d'être opérationnelle. Le financement n'est pas encore assuré, même si 108 millions d'euros ont été récemment obtenus et 50 promis par les Etats-Unis. Malgré tout, les premières opérations autonomes transfrontalières sont prévues d'ici l'été 2018.