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Syrie: combats dans la Ghouta pour briser le siège d'une base du régime (OSDH)

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Syrie: combats dans la Ghouta pour briser le siège d'une base du régime (OSDH)

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Le régime syrien menait jeudi des combats dans la Ghouta orientale pour briser le siège d’une de ses bases militaires, encerclée par des groupes rebelles et jihadistes, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

“Des unités de l’armée ont lancé un assaut pour briser le siège de la Direction des blindés”, a rapporté de son côté la télévision étatique syrienne, faisant référence à la base militaire, où seraient pris au piège plus de 250 militaires.

Dernier fief de la rébellion près de Damas, la Ghouta orientale est elle-même assiégée par les troupes du régime depuis 2013.

“De violents combats se déroulent près de la Direction des Blindés, la seule base militaire du régime dans la Ghouta orientale”, au sud de la ville de Harasta, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

La base, située à la périphérie de la Ghouta orientale, avait été encerclée en début de semaine après une offensive menée notamment par Tahrir al-Cham, coalition jihadiste dominée par l’ex-branche d’al-Qaïda en Syrie, selon l’OSDH.

Frappes aériennes russes

Touchés au quotidien par de graves pénuries alimentaires et médicales, les quelque 400.000 habitants de la Ghouta orientale ont aussi appris à vivre sous les bombardements.

Mercredi encore, 29 civils ont été tués dans des bombardements sur la Ghouta, 20 d’entre eux dans la ville de Misraba visée par des frappes aériennes menée par la Russie, qui soutient le régime de Bachar al-Assad, selon un nouveau bilan fourni par l’OSDH.

Sept enfants, onze femmes et un secouriste figurent parmi les victimes, selon l’Observatoire qui rapporte également des dizaines de blessés.

Dans un hôpital de Douma, grande ville de la Ghouta orientale, un correspondant de l’AFP a vu des secouristes acheminer des blessés de Misraba, pour la plupart des femmes et des enfants.

L’hôpital a dû rappeler des médecins qui étaient en congé “en raison du grand nombre de victimes”, selon une source médicale.

Le soutien russe à Damas a permis au régime de multiplier les victoires militaires face aux rebelles et aux jihadistes.

Selon M. Abdel Rahmane, les “frappes aériennes russes ont visé des immeubles d’habitation à Misraba”, une ville contrôlée par le puissant groupe rebelle Jaich al-Islam.

- ‘Il faut faire plus’ –

“Depuis plus d’un mois, le régime concentre ses troupes, en particulier sur nos fronts, pour attaquer la Ghouta”, a assuré à l’AFP Mohamed Allouche, haut responsable de Jaich al-Islam.

La semaine dernière, 29 civils gravement malades ont été évacués de la Ghouta orientale en échange de la libération par les rebelles de 29 détenus, conformément à un accord conclu entre régime et insurgés.

Ce chiffre reste encore très éloigné des 500 personnes que l’ONU appelle à évacuer.

“Il faut faire plus: les besoins des civils doivent être prioritaires et l’accès à l’aide doit être autorisé plus régulièrement et sans conditions”, avait plaidé la représentante du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Syrie, Marianne Gasser.

Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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