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Maroc: les autorités s'engagent à répondre aux revendications de Jerada

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Maroc: les autorités s'engagent à répondre aux revendications de Jerada

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Le gouvernement marocain a affirmé accueillir “favorablement les demandes de la population de Jerada”, et promis une série de mesures visant à apaiser le mouvement de contestation sociale qui agite depuis deux semaines cette ancienne ville minière.

“L’appel de Jerada a été entendu”, a assuré un communiqué officiel au lendemain d’une visite du ministre de l’Energie Aziz Rebbah, dépêché sur place pour rencontrer les acteurs locaux.

Selon le texte transmis par ce même ministère, la région de Jerada, dans le nord-est du pays, “a besoin d’une attention particulière”. Par conséquent, “un plan de travail précis” pour “améliorer la situation économique et sociale de la province”, avec des “mesures immédiates” et d’autres à plus long terme, vont être prises.

Ces mesures, d’après le communiqué, comprennent notamment “un nouveau plan de développement participatif pour créer des emplois” et une nouvelle cartographie des ressources minières potentiellement exploitables.

Depuis le 22 décembre, des rassemblements pacifiques mobilisent au quotidien des milliers de personnes dénonçant leurs conditions de vie. Il a été déclenché par la mort accidentelle de deux frères, piégés sous terre dans un éboulement alors qu’ils cherchaient du charbon dans un puits clandestin.

Selon un militant associatif joint par l’AFP, les représentants de la population qui ont rencontré mercredi le ministre doivent présenter dans la journée aux contestataires les mesures promises.

Alors que la population dénonçait le montant des factures d’eau et d‘électricité, les autorités se sont engagées à “revoir les impayés” et à proposer des facilités de paiements, a ajouté le communiqué officiel.

De même source, il est en outre prévu de “renforcer le contrôle des détenteurs de permis d’exploitation” des mines de charbon et de voir comment “améliorer les conditions économiques des travailleurs en garantissant leur sécurité”.

Les manifestants accusent des “notables”, dont des élus locaux, de faire extraire à bas coût du charbon dans des puits de mine officiellement fermés, grâce à ces permis.

En activité de 1927 à 1998, la mine de Jerada, le seul site d’exploitation des Charbonnages du Maroc, a employé jusqu‘à 9.000 mineurs pour exploiter des gisements d’anthracite très profonds et peu sécurisés.

Avant la fermeture, le dernier administrateur de la mine avait fait publiquement état de “conditions de travail difficile,” de “cas de silicose fréquents”, avec des “dizaines d’accidents mortels par an”.

La cité minière, longtemps connue pour sa forte tradition syndicale, est aujourd’hui une des villes les plus pauvres du pays, selon des statistiques officielles.

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