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Cambodge et mères porteuses: prison jusqu'à l'été pour une Australienne

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Cambodge et mères porteuses: prison jusqu'à l'été pour une Australienne

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Une infirmière australienne condamnée en août à 18 mois de prison au Cambodge pour sa participation à une clinique spécialisée dans les mères porteuses a perdu en appel lundi et restera en prison jusqu‘à l‘été.

Etant donné ses crimes, “la sentence est déjà clémente”, a tranché le juge Kim Dany lors d’une brève audience à la cour d’appel.

Portant l’uniforme bleu des détenus au Cambodge, Tammy Davis-Charles n’a pas réagi à l’annonce de ce rejet.

Cette quinquagénaire est détenue depuis novembre 2016 à Phnom Penh, soupçonnée d’avoir recruté des femmes et d’avoir falsifié des documents pour obtenir des certificats de naissance pour les nouveaux-nés. Elle devrait purger sa peine jusqu‘à l‘été 2018.

Lors de son procès, cette femme qui travaillait auparavant dans une clinique spécialisée dans la gestation pour autrui (GPA) en Thaïlande a nié tout rôle d’organisatrice, disant avoir simplement pratiqué des soins aux femmes enceintes et niant avoir recruté des Cambodgiennes.

Le business des mères porteuses s’est très rapidement développé ces derniers mois au Cambodge après l’interdiction de la pratique dans la Thaïlande voisine en 2015, jusqu‘à ce que le gouvernement cambodgien interdise lui aussi la GPA.

Le Cambodge offrait pour les futurs parents des prix très bas, par rapport aux Etats-Unis notamment, et en l’absence de régulation les cliniques acceptaient les couples homosexuels comme les célibataires.

Récemment, le Laos semble le nouveau pays de la région où se développe cette pratique. En avril, un homme qui tentait de faire passer en contrebande des flacons de sperme a été arrêté à la frontière entre la Thaïlande et le Laos.

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