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Politique migratoire européenne : il est temps d'être plus solidaire

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Politique migratoire européenne : il est temps d'être plus solidaire

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Sept pays de l'Europe du Sud tendent à l'unisson vers la question migratoire. C'est ce qu'on retiendra du sommet de Rome. Réunis par le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, la France, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, Chypre et Malte ont répété leur attachement à une politique commune des migrations.  

"Nous avons besoin d'une Europe plus homogène au sein de laquelle les différences entre le nord et le sud, l'est et l'ouest sont réduites. Maintenant, il est temps de le faire", a déclaré Gentiloni. 

"Je crois que nous sommes tous d'accord pour dire que nous avons besoin de renforcer les éléments de solidarité pour mieux protéger nos frontières, aller, à terme, vers une gestion commune de l'asile, mais déjà harmoniser nos règles, répondre très rapidement aux incohérences des règlements dit de Dublin et permettre, à la fois, de mieux protéger ses frontières et mieux gérer les flux", a expliqué à son tour Emmanuel Macron, le président français.

Les 7 pays ont aussi déploré le peu d'empressement de la Pologne, de la Hongrie ou encore de la République tchèque à accueillir des migrants, malgré un système déjà commun mais déséquilibré...

Un constat dressé aussi par Nadan Petrovic, expert en droit d'asile, coordinateur de projet à l'Institut national de la santé des migrations et de la pauvreté : 

"En théorie, nous avons déjà un système commun d'asile au sein de l'union européenne, l'Europe a beaucoup légiféré sur la question à travers de nombreuses directives, mais ce système a besoin de contenu, ou on peut dire d'une âme, parce qu'il doit être basé sur la responsabilité et la solidarité, et jusqu'ici on a beaucoup de responsabilité et peu de solidarité."

Et notre correspondante à Rome, Eloisa Covelli, de conclure, "le prochain sommet se tiendra à Chypre avant mars. Et c'est au printemps que les citoyens européens devraient être consultés pour connaître leurs préoccupations quant à l'avenir de l'Union européenne."