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Un Brexit sans accord coûterait à l'Ecosse 8,5% de son PIB

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Un Brexit sans accord coûterait à l'Ecosse 8,5% de son PIB

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La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a présenté lundi les grandes lignes d’un rapport de son gouvernement sur l’impact qu’aurait le Brexit sur l‘économie écossaise, qui pourrait lui coûter jusqu‘à 8,5% de son PIB.

“Cette analyse montre qu’aucune des options envisagées n’est aussi bénéfique que celle du maintien dans l’Union européenne”, a déclaré la dirigeante écossaise. “Cependant, l’option la moins dommageable, et de loin, serait de rester au sein du marché unique”, a-t-elle souligné.

“Assurer notre position à l’intérieur de ce marché sera la priorité du gouvernement écossais lorsque la deuxième phase des négociations s’ouvrira” avec Bruxelles, en mars prochain, a-t-elle affirmé.

Selon cette étude, le PIB écossais serait fortement dégradé par le Brexit, mais à des degrés différents selon la future relation commerciale mise en place entre Londres et les 27.

Si aucun accord commercial n‘était trouvé, le PIB écossais de 2030 serait inférieur de 8,5% à ce qu’il serait si le Royaume-Uni restait dans l’UE. Il perdrait 6,10% en cas de signature d’un accord commercial de libre-échange, et 2,70% en cas de maintien dans le marché unique.

Selon le premier scénario, le plus néfaste économiquement, le Brexit coûterait 2.300 livres (2.580 euros) par an et par personne en Écosse, soit 12,7 milliards de livres (14,3 milliards d’euros) à la région en 2030.

En révélant cette étude, la Première ministre écossaise prend le contre-pied du gouvernement britannique de Theresa May, qui s’est bien gardé de publier toute analyse sur l’impact du Brexit. Mme Sturgeon a d’ailleurs accusé Mme May de “manquer fondamentalement à son devoir”.

Nicola Sturgeon a aussi rappelé que les Écossais avaient voté à 62% pour rester dans l’Union européenne lors du référendum de juin 2016, tandis que l’ensemble du Royaume-Uni avait approuvé le Brexit à 52%. Ce résultat l’avait amenée à exiger un accord de sortie prévoyant une dérogation pour l’Écosse, lui permettant de se maintenir dans le marché unique.

A Londres, un porte-parole du gouvernement a répliqué que “au lieu d’essayer de saper ce résultat démocratique (du référendum), nous pressons le gouvernement écossais de travailler avec nous pour assurer, alors que nous quittons l’UE, la protection du marché” britannique.

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