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Prisons : entre débrayages et négociations

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Prisons : entre débrayages et négociations

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En France, place aux négociations pour tenter de calmer la colère des gardiens de prison. Mardi, la ministre de la justice s'est rendue au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) où plusieurs gardiens ont été agressés par un détenu radicalisé.

Nicole Belloubet a notamment promis dans cette prison un renforcement des effectifs et reviendra sur place dans deux mois faire le bilan.

La question du transfert "d'un certain nombre de détenus" a été discutée. La ministre a aussi proposé des formations pour les surveillants.

Mais pour les gardiens de prison, le compte n'y est pas d'autant qu'entre temps plusieurs de leurs collègues ont également été agressés ces derniers jours. Ils réclament davantage de moyens pour exercer leur profession.

Mercredi, de nouveau débrayages sporadiques devaient avoir lieu dans plusieurs prisons françaises en attendant les résultats des négociations.

Un appel au blocage général a été lancé pour jeudi matin.

En début de semaine, le président français a annoncé la préparation d'un plan global pour les prisons d'ici la fin du mois de février qui inclura la la construction de nouvelles prisons et la question des personnels pénitentiaires en sous effectifs alors que la population carcérale ne cesse d'augmenter.

Durant sa campagne Emmanuel Macron a promis la construction de 15 000 cellules supplémentaires en dix ans, un programme ambitieux mais dont le démarrage a déjà pris du retard pour des raisons techniques et budgétaires.

Avec Agences