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Ski: le ciel s'est ouvert pour Dressen à Kitzbühel, Roger 7e

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Ski: le ciel s'est ouvert pour Dressen à Kitzbühel, Roger 7e

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Et la lumière se fit sur la Streif, annonciatrice en mondovision de la 1re victoire en Coupe du monde de ski alpin du jeune Allemand Thomas Dressen dans la plus mythique des descentes, samedi à Kitzbühel, où le Français Brice Roger a pris la 7e place.

Le plein soleil, améliorant la visibilité et accélérant la neige, a accompagné tout le parcours du seul Dressen, dossard 19.

Le Bavarois de poids, âgé de 24 ans, a ainsi devancé le Suisse Beat Feuz, dossard 5, et l’Autrichien Hannes Reichelt, qui avait ouvert la course sous les nuages, de 20 et 40/100.

“Quand j’ai vu le soleil pour Dressen. Je me suis dit: j’espère que ça va durer. Quand j’ai vu que ça se rebouchait, je me suis dit: ne t’affole pas, on a pas le choix avec le temps“, a expliqué Roger, 31e à partir.

“Au départ, je ne faisais que me répéter qu’il fallait que je me batte contre moi-même avant de me battre contre les autres. Etonnamment, j’ai réussi à être relâché comme lors du second entraînement. Quand je skie comme ça, je n’ai même pas mal aux jambes”, a ajouté le Savoyard, qui a aussi gagné sa sélection pour les Jeux d’hiver à Pyeongchang (Corée du Sud), du 9 au 25 février.

- Les Jeux, le rêve –

“Il y a quatre ans, ça avait été un enfer. Les Jeux, ça a toujours été mon rêve. Je vais y aller avec de bons objectifs”, a rappelé Roger (27 ans), qui s‘était blessé à un genou à l’entraînement la veille de la descente des J0 2014 à Sotchi.

Feuz, impressionnant dans les grands virages du Seidlalm, était assis comme un roi sur son trône avant que le ciel ne s’ouvre pour Dressen. Le Bernois, tombé en 2017 alors qu’il filait vers la victoire, se voyait déjà réaliser le prestigieux doublé des classiques du circuit après son succès il y a une semaine à Wengen, et rejoindre ainsi ses compatriotes Franz Heinzer et Didier Défago, respectivement en 1992 et 2009.

Mais c‘était l’heure de Dressen et l’occasion pour le solide (1,88 m/104 kg) Bavarois d’ajourner les statistiques.

Le skieur de Garmisch-Partenkirchen a déjà effacé au jour près 39 ans d’attente depuis la dernière victoire d’un Allemand dans la plus prestigieuse des descentes, Sepp Ferstl, le 20 janvier 1979. Ferstl qui avait déjà gagné une première fois sur la Streif en 1977.

Dressen est aussi le 1er représentant de la Mannschaft à remporter une descente de Coupe du monde depuis Max Rauffer, le 18 décembre 2004 à Val Gardena.

Enfin, il a égalé le Suisse Didier Cuche, qui avait aussi ouvert son compteur de victoires sur le circuit majeur dans la descente de Kitzbühel, en 1998. Cuche y avait pris goût puisqu’il est devenu l‘âge aidant le détenteur du record des victoires sur la Streif dans la discipline reine, avec cinq.

- Au nom du père –

“C‘était mon rêve de gagner ici et le rêve s’est réalisé. Peut-être que quelqu’un a regardé de là-haut et m’a envoyé ce soleil”, a déclaré le vainqueur, ému.

Thomas Dressen faisait référence au décès de son père Dirk dans un accident de télécabine en 2005 sur le glacier Rettenbach à Sölden, en Autriche, qui avait fait neuf victimes.

D’ailleurs, le chiffre 44, comme DD (Dirk Dressen), la 4e lettre de l’alphabet, est inscrit sur le casque de Thomas.

“Je pense non seulement à mon père, mais aussi à ma mère, qui m’a tant aidé. Je n’en serais pas là aujourd’hui sans elle”.

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