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Portugal - Angola : le procès de la discorde

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Portugal - Angola : le procès de la discorde

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Un procès pour corruption impliquant l'ancien vice-président angolais Manuel Vicente s'est ouvert aujourd'hui à Lisbonne, mais ce dernier n'est pas sur le banc des accusés.

Manuel Vicente ne s'est jamais présenté devant la justice portugaise et bénéficie du soutien des autorités de son pays, notamment du nouveau président Joao Lourenço.

Cela fait cinq ans, depuis les premières fuites dans la presse, que l'affaire sème la discorde entre l'Angola et le Portugal. Les deux pays très liés sur plan commercial accumulent les déclarations par médias interposés sans parvenir à un compromis et le risque de voir l'ancien responsable condamné par contumace grandit.

Manuel Vicente était à la tête du géant national angolais du pétrole Sonangol au moment des faits, en 2011. Il est accusé d'avoir versé 760 000 euros au procureur portugais Orlando Figueira, principal co-accusé, pour qu'il classe une enquête sur une affaire de blanchiment d'argent le concernant.

La justice angolaise a demandé que la partie de la  procédure concernant Manuel Vicente lui sa remise, mais a essuyé un refus du Portugal qui dit craindre que l'homme ne soit jamais inquiété.

"Nous considérons cela comme une offense et nous n'accepterons pas d'être traités ainsi", a déclaré le 8 janvier dernier le nouveau président angolais Joao Lourenço, qui semble décidé à se prendre ses distances avec l'ex-puissance coloniale.