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Paris SG: Cavani efface (enfin!) Ibrahimovic des tablettes parisiennes

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Paris SG: Cavani efface (enfin!) Ibrahimovic des tablettes parisiennes

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Il ne sera jamais aussi charismatique que Zlatan Ibrahimovic, mais n’est pas moins efficace: l’Uruguayen Edinson Cavani, aussi discret hors des terrains que le Suédois était ‘grande gueule’, vient de devenir le meilleur buteur de l’histoire du Paris SG après son but contre Montpellier (4-0) samedi.

Et un qui fait 157! C’est donc du pied gauche, en une touche de balle dans la surface, que le ‘Matador’ du PSG a inscrit le 157e but de sa carrière sous le maillot parisien, soit un de plus que les 156 inscrits par ‘Ibra’ lors de ses quatre saisons à Paris.

- ‘Démons de minuit’ –

Cavani a mis plus de temps à atteindre ce total: il en est à sa cinquième saison avec le PSG, qu’il a rejoint à l‘été 2013 en provenance du Napoli et avec qui il est lié jusqu’en 2020. Mais, auparavant barré par le Suédois, il n‘évolue à son poste préférentiel, en pointe, que pour la deuxième saison.

Les performances de Cavani ne sont donc pas moins spectaculaires que son prédécesseur, surtout que l’Uruguayen n’a pas la tendance du Suédois à disparaître dans les matches à enjeux. Lors du terrible huitième de finale de Ligue des champions à Barcelone la saison dernière par exemple (défaite 1-6), il fut buteur et l’un des seuls à pouvoir regagner les vestiaires la tête haute.

Un signe ne trompe d’ailleurs pas: le Collectif ultras Paris (CUP), qui rassemble au Parc des Princes les supporters ultras du PSG, lui a concocté une chanson entraînante, sur l’air des “Démons de minuit”. Le privilège, auquel ‘Zlatan’ n’a pas eu droit en son temps, est réservé aux enfants chéris du Parc, comme l’Italien Marco Verratti, la superstar Neymar ou l’Argentin Javier Pastore.

Chouchou du public? Cavani l’est assurément, au point que, le 17 janvier face à Dijon (8-0), son coéquipier Neymar s’est fait siffler malgré un match superbe (quatre buts, deux passes décisives), pour ne l’avoir pas laissé tirer un penalty qui lui aurait offert une opportunité de battre le record d’‘Ibra’ sous leurs yeux. Manière sans doute pour le public parisien de dire que les états de service du discret Uruguayen n’ont pas été éclipsés par le mercato XXL du PSG.

- Retard de Noël –

Car si l’on excepte une tendance quand même un peu fâcheuse à revenir en retard des vacances de Noël, cet amateur de chasse et de nature n’est pas loin d’avoir une image immaculée à Paris. Un temps moqué pour sa conduite de balle maladroite et ses occasions manquées, l’Uruguayen ne loupe désormais plus beaucoup d’occasions devant le but. Et il a toujours été impeccable dans son attitude, son sens du collectif, son travail sur la pelouse.

“Il est à la fois serial buteur et porteur d’eau”, avait synthétisé pour l’AFP le speaker du Parc des Princes, Michel Montana, en novembre dernier. “Il se défonce pour l‘équipe, mais il est aussi à la conclusion, à un tel niveau qu’il est aujourd’hui N.1 en Europe”.

Son caractère discret et son attachement revendiqué aux valeurs comme le travail, l’humilité, le collectif, ne peuvent que plaider en sa faveur dans le coeur des supporters parisiens, qui ont évidemment peu goûté quand la “grande gueule” Zlatan Ibrahimovic, volontiers mégalo et provocateur, avait estimé qu’il n’y avait pas grand chose de notable au PSG avant qu’il en enfile la tunique.

Cette saison, Cavani a dû trouver sa place dans une attaque parisienne quasi galactique, dopée par les arrivées à 400 millions d’euros du Brésilien Neymar et de l’ancien Monégasque Kylian Mbappé.

Les facilités techniques des deux larrons ont vite contrasté avec les (quelques) contrôles ratés par un Uruguayen davantage connu pour son instinct du but que pour sa conduite de balle. Mais Cavani a continué à marquer, à chaque match ou presque, et, comme quand la présence d’Ibra l’avait exilé sur le côté de l’attaque, il n’a pas hésité à se sacrifier au nom de la raison collective, en laissant les penalties parisiens à Neymar. Sur décision de son entraîneur Unai Emery, qui connaît la mentalité de l’Uruguayen.

Et qui sait que, comme le disait son prédécesseur Laurent Blanc, penalty ou non, “Edi, c’est 30 buts minimum par saison”. Ibra ou pas, et penalty ou pas: cette saison, il en a déjà inscrit 27 en 30 matches.

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