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Opération miettes de pain à la prison de Fresnes

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Opération miettes de pain à la prison de Fresnes

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Opération miettes de pain à la prison de Fresnes ce matin...

Les syndicats FO et CGT qui ont refusé la dernière offre de la ministre de la justice ne bloquent plus les prisons pour cause d'application des sanctions. Dans le week-end, le mouvement s'est essoufflé. Ce matin, seulement 7 prisons sont perturbées. La déception est là :

"La plupart sont dépités, sont d'accord avec nous, après 12 jours de mouvement intensif, récolter des miettes, c'est démoralisant", explique Gérôme Nobecort, agent pénitentiaire affilié FO.

"Cet accord, je le trouve insultant pour la mobilisation qu'il y a eu, pour le travail qu'on fait aujourd'hui, et la reconnaissance dont on a besoin", explique encore Erwan Saoudi, agent pénitentiaire affilié FO lui aussi.  

Et quand on lui demande, pourquoi il ne continue pas de bloquer comme la semaine dernière, Erwan Saoudi répond :

"Tout simplement parce que la ministre a décidé d'employer la manière forte. Elle menace de sanctions qui peuvent aller jusqu'à la révocation ou pour un simple blocage, la moitié du salaire confisqué."

La ministre Nicole Belloubet a prévenu les gardiens de prison, la négociation s'arrête là, ses propositions sont définitives. Elle a fait savoir hier qu'il fallait à présent "travailler sur le plan prison sur lequel le président de la République s'est engagé (15.000 nouvelles places promises) et sur la question du sens et de l'efficacité de la peine, que je porte dans les chantiers de la justice".

Le projet gouvernemental a été accepté vendredi soir par le syndicat Ufap-Unsa majoritaire (40 %) chez les gardiens de prison. 

Il prévoit des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, la création de 1.100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d'euros pour les indemnités, soit une augmentation de 1.150 euros par agent par an.