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JO-2018 et dopage: les flacons de la discorde

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JO-2018 et dopage: les flacons de la discorde

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A qui peut-on se fier ? Le CIO et l’Agence mondiale antidopage ont découvert avec stupeur, quelques jours avant les JO-2018 de Pyeongchang (9-25 février), que les nouveaux flacons destinés à recueillir les prélèvements antidopage n‘étaient pas fiables.

Une terrible nouvelle, alors que, justement, la possibilité de trafiquer le contenu des flacons a été l’artifice de base utilisé par les Russes pour tricher lors des précédents JO d’hiver de Sotchi, selon le rapport McLaren.

Les autorités russes avaient mis au point un dispositif pour desceller des flacons sans laisser de traces à l’œil nu, qui leur permettait de substituer aux échantillons prélevés sur des sportifs russes dopés des échantillons “propres”.

L’AMA a annoncé le 28 janvier avoir été informée neuf jours plus tôt par le laboratoire de Cologne du fait que “les flacons pouvaient être ouverts manuellement après congélation”.

“D’autres labos ont signalé le problème ces dernières semaines, notamment celui de Gand”, indique à l’AFP une source au sein de l’antidopage. “Congelés ou pas, les flacons pouvaient se rouvrir s’ils n‘étaient pas bien fermés”, ajoute la source.

Terrible nouvelle pour l’AMA, le CIO, mais aussi le fabriquant suisse Berlinger, habituel partenaire de qualité des institutions sportives.

Une enquête a alors promptement été ouverte sur cette nouvelle génération de flacons de sécurité dits BEREG-Kit Geneva.

Et les résultats de l’enquête ont confirmé les craintes de Cologne.

“Il a été confirmé qu’un certain nombre de flacons de sécurité de nouvelle génération BEREG-KIT Geneva étaient susceptibles d‘être ouverts manuellement sans laisser de trace, qu’ils aient été congelés ou pas”, a reconnu l’AMA le 1er février.

Berlinger a affirmé de son côté qu’il s’agissait d’un “petit” nombre de cas de flacons “toujours ouverts ou pas complètement fermés”.

Suffisamment, en tout cas, pour jeter ce nouveau kit aux oubliettes. Et dans ce cas, rien ne vaut l’ancien temps.

L’AMA a donc recommandé l’utilisation de l’ancien modèle, celui qui avait prévalu à Rio-2016 et dont jusqu‘à présent personne ne s’est plaint.

Et cela a entraîné une mobilisation générale de l’AMA et du fabricant pour que les anciens kits soient en nombre suffisant.

L’AMA a ainsi indiqué avoir “réussi à localiser suffisamment de kits de l’ancien modèle (de flacons) pour couvrir la totalité du programme de contrôle de Pyeongchang”.

Et dans même temps, l’instance antidopage a également a affirmé que Berlinger était d’accord pour reprendre la production de l’ancien flacon.

Ouf !

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