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Bourse : retour sur une semaine noire

La Bourse de New York termine la pire semaine de ces dernières années. Deux mois de gains partis en fumée et des places européennes et asiatiques emportées dans le rouge.

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Bourse : retour sur une semaine noire

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Krach ou correction nécessaire ? La Bourse de New-York se dirige bel et bien vers sa pire semaine en six ans. L'indice Dow Jones a perdu lundi et jeudi deux des plus fortes baisses de son histoire (plus de 1 000 points). 

Deux mois et demi de gains ont été effacés en quelques jours et des places d'échanges à travers la planète se sont retrouvées emportées dans le sillage de Wall Street. D'après Les Echos, la capitalisation boursière mondiale a fondu de près de 6 milliards de dollars. 

La panique a eu lieu en deux temps, rappelle le directeur des recherches du London Capital Group, Jasper Lawler :

"On a assisté à une flambée de la volatilité, et beaucoup d'investisseurs ont donc investi dans des valeurs à faible volatilité, il est possible d'acheter des fonds qui rapportent quand la volatilité chute. La grande braderie à laquelle on a encore assisté a eu lieu avant tout pour des raisons techniques. Je pense qu'on a depuis dévié vers un contexte dans lequel les investisseurs adoptent une posture plus défensive vis-à-vis du marché, en réaction à la chute des cours que nous avons subi".

À l'origine de la première secousse, en fin de semaine passée, l'augmentation du taux d'emprunt à dix ans des États-Unis. Elle a fait craindre aux investisseurs une accélération de l'inflation et une hausse des taux d'intérêt.

"Quand on compare tout ça aux niveaux historiques, l'inflation est toujours à des niveaux très bas. Mais on quitte la période de très basse inflation, on y arrive petit à petit", modère Jasper Lawler.

En Europe, on a limité la casse. Les Bourses ont évolué dans le rouge cette semaine, mais rien de comparable.

À Paris le CAC 40, qui avait perdu 4 % depuis lundi, ne cédait pas à la crise ce vendredi, à l'image des indices de Londres et Francfort. Une résistance qui justifié par les gains plus modérés accumulés ces derniers mois :

"Les actions européennes n'avaient pas autant augmenté que les actions américaines, que ce soit en janvier ou dans les douze derniers mois. Donc naturellement vu qu'elles n'ont pas autant monté, elles n'ont pas autant chuté pendant cette chute. Elles n'étaient pas aussi surévaluées qu'aux Etats-Unis".

Les marchés asiatiques semblent en revanche être les principales victimes collatérales. La Bourse de Tokyo a reculé de 2,32 % vendredi, portant à plus de 8 % les pertes de la semaine. Des tendances similaires ont été observées en Chine.

Les Bourses asiatiques évoluaient le mois dernier encore, comme Wall Street à des niveaux record... Pour ne pas dire, comme notre analyste, surévalués.