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XV de France: Brunel sort de son chapeau le revenant Beauxis pour le Tournoi

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XV de France: Brunel sort de son chapeau le revenant Beauxis pour le Tournoi

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Le retour: six ans après sa dernière sélection, Lionel Beauxis, ouvreur au talent inconstant, guidera le jeu du XV de France dimanche en Ecosse lors de la 2e journée du Tournoi des six nations, où la précision et la longueur de son jeu au pied pourraient être précieuses.

Titularisé vendredi par le sélectionneur Jacques Brunel, Beauxis (32 ans), dont la dernière des vingt capes remonte au 17 mars 2012 au pays de Galles (9-16), n’a pourtant que quelques séances d’entraînement avec les Bleus, rappelé dimanche après la blessure du jeune Matthieu Jalibert la veille face à l’Irlande en ouverture (13-15).

Mais la France, également privée de Camille Lopez (blessé), ne regorge pas d’un réservoir profond au poste de numéro 10, sachant que Jules Plisson et François Trinh-Duc ne semblent pas rentrer dans les petits papiers du nouveau sélectionneur.

Et Anthony Belleau (21 ans, 3 sél.) s’est montré friable à son entrée samedi dernier, ratant en fin de match la pénalité qui aurait permis au XV de France d‘être à l’abri du drop victorieux de Jonathan Sexton après la sirène.

Le pied droit long et précis de Beauxis, ainsi que son expérience, pourraient justement, sous la pluie-neige annoncée à Murrayfield, “soulager l‘équipe si jamais la pression est un peu forte”, a souligné Brunel.

- ‘Sérénité’ –

Ces qualités, Beauxis, qui ne butera pas d’entrée de match (Maxime Machenaud reste le N.1), “ne les a pas toujours exprimées au plus haut niveau”, a convenu le sélectionneur.

Du moins dans la continuité: avant ces six ans d’absence, il avait également connu un trou d’air en bleu de trois années (2009-2012). Et un autre de deux ans, entre 2007 et 2009.

En 2007, il était pourtant appelé à s’inscrire dans la durée, ouvreur titulaire lors du quart de finale d’anthologie remporté face à la Nouvelle-Zélande à Cardiff (20-18). Seulement quelques mois après avoir été lancé dans le grand bain, dans le Tournoi précédent, à 21 ans.

“Il a tout: la technique, le physique, les mains, les pieds. Il n’a pas exploité son talent en continuité. Mais aujourd’hui, il semble avoir une sérénité qui peut aider l‘équipe de France” a souligné Brunel, entraîneur-adjoint des avants du XV de France lors de cette Coupe du monde 2007 à domicile.

Cette sérénité, l’ouvreur talentueux mais introverti et au mental parfois friable semble l’avoir trouvée depuis son arrivée début 2017, comme joker médical, à Lyon. En provenance du Bordeaux-Bègles, dont Brunel entraînait les avants.

- Deux autres changements –

Au LOU, selon le sélectionneur, il a été “ressuscité” par le manager Pierre Mignoni, son partenaire lors de cette fameuse Coupe du monde 2007.

“Il a changé d’horizon et cela lui a fait le plus grand bien. Il a retrouvé du pétillant” a développé Brunel, qui pour sa deuxième rencontre a effectué deux autres changements.

Le premier est dicté par la blessure de Kévin Gourdon contre les Irlandais, remplacé à Edimbourg au poste de numéro 8 par Marco Tauleigne (Bordeaux-Bègles).

A 24 ans, le Berjallien de formation connaîtra sa première titularisation (2e sélection), préféré à Louis Picamoles (32 ans, 68 sél.), plus expérimenté et puissant. Mais tout juste rattrapé par le col, à la suite du forfait de Gourdon, après un début de saison peu convaincant.

“(Tauleigne) a un rapport poids-vitesse assez étonnant: il fait 114 kg mais va très vite. C’est sa force” a estimé Brunel.

Charge au Montpelliérain d’apporter en cours de match son impact physique. A moins que Tauleigne, qui ne s’est pas entraîné vendredi en raison d’une gastro-entérite, ne renonce, a indiqué Brunel.

Dernier changement dans l‘équipe de départ, le remplacement au centre de Henry Chavancy par Geoffrey Doumayrou (La Rochelle, 28 ans, 2 sél.), au profil plus joueur et complémentaire de Rémi Lamerat.

“Pour stimuler un peu le groupe, que chacun montre ses qualités, a justifié Brunel. Mais on ne peut pas (changer) à grande dose, sinon on bouleverse l‘équilibre de l‘équipe.” D’autant qu’il est extrêmement précaire, puisque les Bleus n’ont plus gagné depuis le 18 mars 2017.

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