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Le concours canin de New York, aussi une affaire de professionnels

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Le concours canin de New York, aussi une affaire de professionnels

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Pelages soigneusement brossés, parfois vêtus d‘élégants manteaux, 2.800 chiens sur leur 31, Japonais, Russes ou Américains, ont commencé lundi à se dandiner et montrer leurs prouesses pour séduire le jury du 142e concours canin de New York, le Westminster Dog Show.

Cette compétition rassemblant quelque 200 races de chien est l’un des plus vieux événements sportifs américains avec le concours hippique du Kentucky Derby. Le “Dog Show” va sacrer mardi le meilleur chien au célèbre Madison Square Garden de New York.

Au trophée de la beauté canine, la réussite du chien ou de la chienne tient souvent à la préparation de son propriétaire. Quand ils ne sous-traitent pas la préparation à des professionnels, payés pour gérer jusqu‘à 15 canins.

“Nous avons pris trois vols séparés et tout ça pour amener tous les chiens ici”, confie Bruce Schultz, qui est venu de San Diego en Californie, avec sa cohorte de chiens, allant du petit Cavalier King Charles au berger d’Anatolie, en passant par le chien de Saint-Hubert, ces deux derniers pesant plus de 45 kilos.

Nina Fetter, venue de l’Ohio, va elle montrer huit chiens cette année. Elle entraîne de tout: du grand au petit, “c’est en fonction de comment ils me payent”, explique-t-elle.

Les professionnels ne sont pas nouveaux sur le circuit des concours canins. Beaucoup d’entre eux font partie de la deuxième ou troisième génération de dresseurs. D’autres ont grandi en voyant les chiens dans leur rôle d’aide à la chasse ou de protection du bétail.

- 500 dollars par chien –

Certains facturent 500 dollars par chien, plus les dépenses, pour les présenter au Westminster Dog Show. Les tarifs oscillent entre 150 et 250 dollars pour les plus petits concours.

Pour Gail Miller Bisher, le directeur de la communication du concours de Manhattan, engager un professionnel permet de s’assurer que son chien apprenne les bases du concours, comme marcher en ligne droite.

“L’avantage d’un professionnel est qu’il va aux concours chaque week-end”, avance M. Bisher. “Si vous avez une autre profession, vous pouvez ne pas être en mesure de le faire”.

Stephan Cabral, qui profite pleinement de sa famille depuis sa retraite du secteur médical il y a neuf ans, n’a jamais renoncé aux concours canins.

“Je me suis fait autant d’argent que dans les hôpitaux”, assure M. Cabral. “Vous le faites par amour”, confesse celui qui vient de traverser le pays pendant quatre jours pour venir présenter deux chiens.

Le présentateur professionnel de chiens Doug Belter, originaire du Michigan, distille quelques conseils. Lui évite de présenter des caniches. Ils nécessitent une quantité excessive de rasage. Et beaucoup de bichonnage. Ses candidats cette année sont notamment un Fox Terrier à poil dur et un Beagle.

Le premier doit présenter “presque un regard sévère”, conforme à son héritage de chasseur de renards. Le Fox Terrier à poil dur “veut que vous vous écartiez de son chemin”.

Le Beagle, avec ses longues oreilles et son regard attendrissant, doit être exhibé d’une manière bien plus douce: “Si un Beagle vous regarde et que vous ne fondez pas, ça ne va pas”.

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