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Ligue des champions: Real-PSG ou quand les titans tremblent

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Ligue des champions: Real-PSG ou quand les titans tremblent

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Peur sur Madrid! Real-Paris SG, c’est un sommet de foot en huitièmes aller de Ligue des champions mercredi (20h45), mais aussi un sommet de frousse entre deux colosses qui jouent leur saison et l’avenir de leurs entraîneurs, Zinédine Zidane et Unai Emery.

Au stade Santiago-Bernabeu, personne n’avait envie d’affronter cet adversaire-là, et encore moins aussi tôt dans la saison. Mais le tirage a accouché de cette redoutable affiche qui place deux ambitions dévorantes face à face et décapitera forcément un favori lors du match retour le 6 mars.

D’un côté, il y a le Real de Cristiano Ronaldo, double champion d’Europe en titre mais contraint à l’exploit en C1 après ses récentes déconvenues en Liga et en Coupe du Roi, qui ont alimenté l’idée d’un déclin.

De l’autre, le PSG de Neymar, requinqué par l’arrivée de la star brésilienne mais désireux de franchir enfin un cap, un an après l’humiliation subie l’an dernier au même stade à Barcelone (4-0, 1-6)…

“Demain (mercredi) avant le match, il y aura certainement un peu plus de pression”, a souri Zidane en conférence de presse.

Cela fait deux mois que toute l’attention et l‘énergie des deux clubs sont tournées vers ce duel, tant les enjeux sont grands et les craintes immenses.

- Possible passation –

“Nous sommes habitués à la pression et il y en a toujours. Nous devons être forts dans nos têtes et garder l’esprit tranquille pour bien faire notre travail”, a fait valoir le latéral merengue Marcelo en conférence de presse, disant soutenir Zidane “jusqu‘à la mort”.

La forme du moment pencherait plutôt du côté parisien, solide leader du Championnat de France. Mais le passif du PSG est inquiétant dans les matches couperets, face au Barça l’an dernier ou sur le terrain du Bayern Munich en décembre (défaite 3-1).

L’avant-centre Edinson Cavani a d’ailleurs reconnu que l’obsession de décrocher enfin une première C1 créait une certaine “anxiété” à Paris, même si Unai Emery a assuré que le PSG avait progressé dans ce domaine.

“Je crois que nous sommes mieux préparés”, a lancé le technicien basque. “Nous avons parlé peu mais de manière très claire de ces moments-là. Dans les circonstances où les choses ne se passent pas bien, on apprend beaucoup.”

Savoir faire fi des appréhensions, tel est le talent des grands joueurs. Et tel est le défi de Ronaldo, quintuple Ballon d’Or, et Neymar, prétendant déclaré au prestigieux trophée.

Les deux stars accaparent tout, au risque de rendre leurs équipes dépendantes: “CR7” (33 ans), longtemps maladroit cette saison, domine malgré tout le classement des buteurs de C1 avec 9 buts. Soit trois de plus que “Ney” (26 ans).

Il serait aisé de voir dans ce match une possible passation de pouvoir entre la star au zénith et l‘étoile montante. Ou entre le vieux monde, incarné par l’institution Real, et le nouveau riche, symbolisé par le PSG version Qatar.

- Bataille défensive ? –

Mais qui gagnera? L’expérience ou l’ambition? La tradition ou l’irrésistible ascension?

“Nous allons affronter une grande équipe avec d’excellents joueurs, que nous respectons beaucoup. Mais nous avons démontré que nous avions un effectif très fort, très uni et doté d’une grande expérience dans cette compétition”, a prévenu Cristiano Ronaldo.

Et d’ailleurs, peut-être que ce choc entre le trio offensif “BBC” (Bale-Benzema-Cristiano) et le trident “MCN” (Mbappé-Cavani-Neymar) accouchera in fine d’une bataille défensive.

Sachant que le Real encaisse trop de buts cette saison (13 en 10 matches en 2018) et que son latéral droit Dani Carvajal est suspendu, Zidane devrait titulariser Nacho, moins virevoltant mais plus vigilant, pour marquer de près Neymar.

Côté parisien, Thiago Motta étant trop juste et laissé à l’“entraînement” selon le club mardi, l’interrogation concerne le poste de sentinelle devant la défense, avec l’ancien Madrilène Lassana Diarra ou l’Argentin Giovani Lo Celso comme possible recours.

Mercredi, les choix des deux techniciens pèseront lourd pour l’avenir.

Malgré huit titres gagnés sur onze possibles en deux ans, Zidane pourrait être fragilisé en cas de printemps sans trophées. Et Emery aura du mal à survivre à un nouveau revers dès les huitièmes, un an après la gifle barcelonaise.

“Je ne pense pas à mon futur, simplement au match qui arrive demain”, a tranché Zidane, tout sourire. “Je vis chaque moment et chaque jour et chaque match comme une grande opportunité”, a répliqué Emery.

Trac, vous avez dit trac ?

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