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JO-2018: le snowboarder Shaun White est éternel

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JO-2018: le snowboarder Shaun White est éternel

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Hors catégorie. A 31 ans, l’Américain Shaun White a décroché mercredi dans le halfpipe de Pyeongchang son troisième titre olympique, confirmant sur sa planche que le statut de légende de la discipline qui l’escorte depuis des années restait absolument mérité.

Sacré en 2006 à Turin et 2010 à Vancouver, à une époque où ses longs cheveux roux lui valaient le surnom de “flying tomato”, White accordait manifestement une importance particulière à ces JO-2018, qui pourraient être ses derniers, au moins pour l’hiver.

Après un premier “run” superbe (94.25 points), il a ainsi arraché son casque et l’a lancé dans les airs avec un rictus rageur. Sa victoire ensuite l’a littéralement laissé à genoux, en larmes, avant qu’il soit assailli par une nuée de proches et de moins proches, drapeaux américains et téléphones en mains.

Ce succès vient de loin, quatre ans après un échec à Sotchi (4e) et surtout cinq mois après une chute épouvantable qui a valu au Californien 62 points de suture et plusieurs opérations de chirurgie réparatrice au visage.

“En fait, j’ai fait la même figure que quand je me suis blessé en Nouvelle-Zélande. Donc il y a eu vraiment beaucoup d’obstacles à surmonter et ça valait vraiment le coup”, a déclaré l’Américain après l‘épreuve.

Mais pour décrocher ce qui est la 100e médaille d’or des Etats-Unis aux JO d’hiver, White a aussi résisté au vent de jeunesse qui souffle sur le snowboard, illustré par les succès de ses compatriotes Chloe Kim (17 ans) en halfpipe féminin et Redmond Gerard (17 ans) en slopestyle hommes.

Car l’Australien Scotty James (23 ans), médaillé de bronze, et surtout le Japonais Ayumu Hirano, 19 ans et désormais deux médailles d’argent olympiques, l’ont obligé à sortir le grand jeu sous pression.

- Place au skate ? –

Alors que Hirano avait pris la tête avec 95.25 points à l’issue de la deuxième manche, White a proposé un troisième “run” monumental qui lui a valu la note de 97.75, tout près du score parfait de 100 points qu’il est le seul homme à avoir obtenu en carrière.

“Je savais que j’avais fait un super run et j’en étais très fier. Je savais que je pouvais partir la tête haute mais ensuite ils ont donné mon score et ça m’a assommé”, a raconté White.

“Après le deuxième run, je savais que Shaun avait les mêmes figures, donc je n‘étais pas vraiment soulagé. Malgré la pression, Shaun a réussi. Il a été très bon, fantastique”, a de son côté réagi Hirano.

Premier snowboarder triple champion olympique, artisan de la domination américaine dans la discipline (quatre médailles d’or sur quatre épreuves disputées), White reste également, malgré son âge, le meilleur ambassadeur d’un sport sur lequel compte le CIO pour rajeunir l’image des JO d’hiver.

Car comme pour Chloe Kim, la notoriété de White dépasse de beaucoup les rampes raides du halfpipe où ils réalisent leurs exploits. L’ambiance mercredi au Phoenix snowpark de Pyeongchang était ainsi incomparable avec celle des jours précédents.

Les tribunes étaient pleines et le volume montait considérablement à chaque apparition de White, qui désormais dissimule entièrement ses cheveux devenus courts et son visage sous une cagoule et un masque de brigand du snowboard.

Les réactions d’un public qui sans être particulièrement connaisseur réalise qu’il est face à une vedette, le son et la foule que White draine partout avec lui, la quantité de drapeaux américains dans l’aire d’arrivée, donnent aussi la juste mesure de la superstar qu’il est.

Et ce sont désormais les Jeux d‘été qui pourraient en profiter car White envisage de se consacrer au skateboard dans l’optique des JO-2020 à Tokyo. On doute qu’il vise autre chose que l’or.

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