DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

JO-2018: la sensation Oeberg en biathlon, les Bleues hors du coup

Vous lisez:

JO-2018: la sensation Oeberg en biathlon, les Bleues hors du coup

Taille du texte Aa Aa

A la surprise générale, la Suédoise Hanna Oeberg, sans aucune victoire en Coupe du monde au compteur, a été sacrée championne olympique de l’individuel dames en biathlon, une épreuve qui n’a pas du tout souri aux Françaises, jeudi à Pyeongchang.

A 22 ans, Oeberg a créé une énorme sensation, se payant le luxe de dominer des cadors comme la Slovaque Anastasia Kuzmina, médaillée d’argent pour la deuxième fois après sa deuxième place sur la poursuite, et surtout l’Allemande Laura Dahlmeier, victorieuse du sprint et de la poursuite mais qui a dû se contenter du bronze.

Il s’agit d’un petit coup d’arrêt pour Dahlmeier, tenante de la Coupe du monde. Mais elle peut encore égaler sa performance des Mondiaux-2017 à Hochfilzen (Autriche), où elle avait raflé cinq titres.

Dans une spécialité où la moindre faute au tir est pénalisée d’une minute, le sans-faute d’Oeberg a fait toute la différence.

Ce fut en revanche une journée particulièrement pénible pour les Bleues. Trois jours après la belle médaille de bronze d’Anaïs Bescond sur la poursuite, les Françaises, particulièrement maladroites derrière la carabine, ont effectué un tir groupé, mais dans la médiocrité.

- Médiocrité –

En l’absence de Marie Dorin, laissée au repos, la première représentante tricolore n’est que 28e (Anaïs Chevalier). Bescond, visiblement pas encore remise de ses émotions de la poursuite et victime d’une sinusite, a terminé 31e (3 erreurs au tir), Célia Aymonier 48e et Justine Braisaz a fini à une piteuse 55e place (5 fautes au tir).

“Je suis tombée malade et, hier (mercredi), j‘étais la plus contente de toutes que la course soit déplacée (en raison du vent, ndlr) parce que je n‘étais vraiment pas bien, a réagi Bescond. Mon corps a eu du mal à se remettre de toutes ces émotions. Aujourd’hui, je l’ai ressenti sur les skis. Au pas de tir, je me suis laissée un petit peu piéger, ça coûte cher en Individuel. Même avec le plein, je ne suis pas sûre que j’aurais pu faire quelque chose avec la forme que j’avais.”

Dixième du sprint et 34e de la poursuite, Braisaz est elle en train de passer complétement à côté de ses premiers JO, elle qui était la meilleure Française de l’hiver et avait gagné la première course de sa carrière en Coupe du monde, le 17 décembre au Grand-Bornand, en mass start.

“Justine, depuis qu’elle est là, elle a peur, parce qu’elle sait qu’elle peut faire un résultat, qu’elle peut aller chercher quelque chose, a expliqué l’entraîneur de tir des Bleues Jean-Paul Giachino. Donc elle est tendue, elle est hésitante. Tant qu’elle n’arrivera pas à se détendre, à comprendre qu’elle est avant tout là pour se construire, pour se faire une expérience, et qu’elle restera sur le résultat et la finalité, ce ne sera pas mieux.”

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.