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En France, un plan loup critiqué par tous les camps

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En France, un plan loup critiqué par tous les camps

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Le gouvernement a donné ce lundi son feu vert : en 2018, les éleveurs français pourront abattre jusqu’à 40 loups pour protéger leurs troupeaux. Beaucoup trop, pour les défenseurs de l’environnement, mais pas assez pour les éleveurs d’ovins : face aux loups, ils se sentent démunis :

"La prédation pour les éleveurs est une agression : par rapport à leur travail, mais aussi personnel. Cela les oblige à modifier leur système d'élevage, voire d'aller dormir avec les brebis pour les surveiller. Ça les touche au niveau économique, social et familial", commente Claude Font, secrétaire général de la Fédération nationale ovine.

Espèce protégée, les loups se font chaque année de plus en plus nombreux : de 360 individus en 2017, le gouvernement souhaite en voir jusqu’à 140 de plus d’ici 5 ans.

11 700 ovidés tués par des loups en 2017

Du côté des éleveurs, le nombre d’attaques contre les troupeaux suit une évolution parallèle : de 8 000 bêtes tuées en 2013, on en compte 11 700 l’an dernier :

"Nous n'étions pas d'accord avec cet objectif de 500 loups pour 2023. Le gouvernement s'inquiète d'abord du nombre de loups au lieu de la préservation des élevages, c'est inconcevable pour nous. Les défenseurs environnementaux militent pour l'animal, mais le soir, ils rentrent chez eux. Les éleveurs doivent retourner passer la nuit avec son troupeau", constate Claude Font.

En France, l’abattage de loup est strictement réglementé et autorisé seulement après un accord délivré par la préfecture. Les éleveurs quant à eux, regrettent des mesures d’autodéfense bien trop faibles.