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JO-2018: les "Poneys" français en quête de métal olympique en ski de fond

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JO-2018: les "Poneys" français en quête de métal olympique en ski de fond

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Ils sont plus petits que les autres fondeurs, plus gros, et dégagent une forte impression de puissance sur les skis: les “Poneys” de l‘équipe de France de sprint, comme ils se surnomment, partent mercredi à l’assaut du podium olympique par équipes.

P-O-N-E-Y: à la simple évocation de ces cinq lettres, un large sourire s’empare du visage des trois sprinteurs Français Baptiste Gros, Lucas Chanavat, et Richard Jouve. Et même des fondeurs distance, comme Maurice Manificat.

“La team poney, ça date un petit peu. C‘était une identification du groupe sprint en France. On n’a pas le profil du fondeur typique, on est un peu plus gros, plus lourd, moins endurant et un peu plus puissant”, explique Chanavat, le meilleur sprinteur tricolore de l’hiver, auteur de trois podiums en individuel (2e à Seefeld et 3e à Dresde et Lenzerheide).

“C’est plus une touche humoristique autour du poney. C‘était plus un délire qui a bien pris. C’est cool”, ajoute-t-il.

“C’est leur truc, ça fait qu’on parle d’eux, ça les soude, ça crée une ambiance et ça les fait progresser. Le mental, c’est important dans la compétition. C’est leur petit jeu”, souligne Maurice Manificat, spécialiste des distances longues et médaillé de bronze avec le relais tricolore à Pyeongchang.

- Surfer sur la vague du fond –

“Ça a commencé à Sotchi les poneys”, précise Baptiste Gros. “A la base, ça vient d’un ancien coéquipier, Cyril Gaillard, qui était à Sotchi en sprint. Ils nous surnommaient entre nous les poneys.”

Terme affectueux, il est resté et chaque nouveau fondeur qui intègre le groupe sprint en est désormais affublé. Pour Jouve et Chanavat, c’est l’olympiade entre Sotchi et Pyeongchang qui a été l’occasion de cette intronisation comme poney.

“On est un groupe assez jeune qui s’entend bien, ça créé une bonne cohésion de groupe”, explique Jouve.

La piste des sites de ski nordique d’Alpensia en Corée du Sud laisse un excellent souvenir aux poneys français, puisque pour les épreuves test pré-olympiques, Chanavat et Gros avaient pris la 2e place du team sprint en style libre en février 2017.

En difficulté sur le sprint individuel en style classique, les Français n’ont réussi à placer que Baptiste Gros en demi-finale, Lucas Chanavat échouant même à passer le stade des qualifications mardi.

Chaque nation ne peut aligner qu’une équipe de deux sprinteurs pour le team sprint, Gros n‘étant pas prévu pour l‘épreuve, les deux places devraient donc revenir aux poneys Chanavat, et Jouve.

Ils pourront surfer sur la vague de la médaille de bronze remportée par les relayeurs français sur la distance (4×10 km), mais devront se méfier de la Norvège, emmenée par sa nouvelle pépite, le jeune Johannes Klaebo, qui, à 21 ans, a déjà décroché deux titres en Corée du Sud, le sprint individuel en style classique et en relais 4×10 km.

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