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JO-2018: la France de Fourcade au sommet

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JO-2018: la France de Fourcade au sommet

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Porte-drapeau, leader et désormais seul en haut de l’Olympe: Martin Fourcade est devenu mardi le Français le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques, été et hiver confondus, entraînant dans son sillage des Bleus au bilan historique.

Cinq! C’est le chiffre du jour, sur le plan personnel comme sur le plan collectif.

Cinq médailles d’or, c’est désormais le total olympique de Martin Fourcade qui, après avoir partagé les honneurs avec les escrimeurs Christian d’Oriola et Lucien Gaudin, est désormais seul Tricolore à posséder autant de titres, à 29 ans.

Il y avait la poursuite et l’individuel de Sotchi-2014, il y a désormais la poursuite, la mass start et le relais mixte de Pyeongchang-2018.

Et c’est un symbole bienvenu que ce nouveau titre qui lui ouvre les portes du roman national, soit une récompense collective: le relais mixte de biathlon composé également de Marie Dorin, Anaïs Bescond et Simon Desthieux.

Car depuis le début des Jeux, le porte-drapeau de la délégation française assume pleinement son rôle d’ambassadeur du sport tricolore.

Dans le même temps, le succès de Fourcade et du collectif mixte est également synonyme de 5e médaille d’or pour la France dans ces Jeux coréens. Historique!

Jusqu‘à présent, le sport français s‘était “contenté” de récolter au mieux quatre médailles d’or: à Sotchi-2014, Salt Lake City-2002 et Grenoble-1968.

Grenoble, qui était jusqu‘à présent la référence des sports de neige français avec le visage tutélaire et emblématique du skieur Jean-Claude Killy, triple médaillé en une seule édition.

Cet exploit aussi, Martin Fourcade l’a désormais réussi. Il devient aussi le premier des sportifs engagés en Corée du Sud à être sacré triple champion olympique uniquement dans cette édition. En attendant peut-être l’Autrichien Marcel Hirscher jeudi, grand favori du slalom.

Le relais mixte du biathlon a conclu en apothéose une journée d’or et d’argent pour la France: 3 médailles en tout!

Et un total de 13 podiums qui s’approche à grand pas du record historique – 15 – établi à Sotchi.

‘Un beau combat’

Dans la matinée, deux médailles d’argent sont tombées dans l’escarcelle bleue grâce aux patineurs Papadakis-Cizeron et à Marie Martinod en ski halfpipe.

L’argent n’a pourtant pas le même goût: un peu de regret pour les patineurs, de la joie pure pour la maman du halfpipe.

L’histoire était cousue de fil blanc pour Papadakis et Cizeron, depuis le programme court de lundi où un souci vestimentaire les a privés de précieux points.

“Ils n’ont pas pu se battre pour l’or”, a regretté la mère de Papadakis.

“C‘était malgré tout un beau combat”, ont préféré souligner les médaillés d’argent.

Les Français ont tout tenté, malgré une nuit difficile après l‘épisode du sein dénudé de la veille. Gabriella Papadakis, en particulier, a affiché une force mentale hors normes pour établir, avec Guillaume Cizeron, un nouveau record du monde du programme libre (123,35).

Mais le succès des Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir – leurs partenaires d’entraînement déjà sacrés en 2010 – est tout sauf un scandale. En témoignent les scores totaux des deux duos (206,07 pts pour les Canadiens et 205,28 pour les Français), supérieurs à l’ancien record du monde (203,16, par Papadakis et Cizeron en janvier lors des Championnats d’Europe).

Une heure auparavant, Marie Martinod a elle savouré sa médaille d’argent en ski halfpipe, elle qui avait déjà obtenu pareille récompense à Sotchi.

Son sourire aussi large qu’un tube de halfpipe et sa décontraction avec sa fille Mélirose dans les bras, tapant dans la main de la championne olympique la Canadienne Cassie Sharpe, disait tout de son bonheur.

Si elle est restée muette devant les journalistes, Mélirose avait su auparavant trouver les mots pour motiver sa mère: “Maman, tu vas toutes les défoncer !“…

- Dopage un jour… –

La joie et l’argent, le hockeyeur slovène Ziga Jeglic ne les connaîtra pas. Il s’est fait contrôler positif au fénotérol, un bronchodilatateur.

Il s’agit du 3e cas de dopage depuis le début des Jeux, après le Japonais Kei Saito (short track) et le Russe sous bannière olympique Alexander Krushelnitsky (curling).

Ce dernier a reçu le soutien remarqué de Moscou: “Il n’a pas pu prendre intentionnellement” du meldonium, a fait savoir Pavel Kolobkov, le ministre russe des sports.

Avant que Krushelnitsky lui-même ne prenne la parole: “Jamais, à aucun moment au cours de ma carrière sportive, je n’ai utilisé de substance interdite ou d’autres moyens malhonnêtes”.

Des titres, des émotions, du dopage: il y a tant de façons de marquer l’histoire.

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