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Ligue 1: Nantes/Montpellier, les invités surprises veulent s'incruster

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Ligue 1: Nantes/Montpellier, les invités surprises veulent s'incruster

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Invités surprises à la table des prétendants à l’Europe, Nantes (5e) et Montpellier (6e) comptent bien y défendre leur place jusqu’au bout contre Nice, Bordeaux, Rennes et consorts, avec des atouts bien réels, notamment en défense, mais des faiblesses tout aussi indéniables.

. Une organisation tactique bien en place

Le président nantais Waldemar Kita a beau avoir évoqué une course entre “une Mercedes et une 2 CV” au sujet de Claudio Ranieri et Michel Der Zakarian, l’entraîneur de Montpellier passé par Nantes, les deux techniciens ont imprimé leur marque à leur équipe avec des principes de base semblables: bien défendre avant tout, quitte à être plus laborieux en attaque. Disciplinée, agressive et bien organisée, l‘équipe de “Der Zak” sécurise l’axe central autour de joueurs expérimentés, d’un milieu discipliné, et d’une arrière-garde qui recèle ses meilleures individualités, notamment le gardien Benjamin Lecomte ainsi que les deux joueurs de couloir : Ruben Aguilar et Jérôme Roussillon. Nantes, de son côté, mise sur un pressing haut, avec un gros travail des joueurs offensifs et deux paires d’axiaux, au milieu et en défense, très physiques. Même si elles sont plus perméables en 2018, Montpellier et Nantes ont encore les 2e et 4e défenses de L1 qui restent la clé la de voûte du système de jeu mis en place par ces deux coaches.

. Des attaques faiblardes

Avec respectivement 24 et 27 buts inscrits, Montpellier et Nantes pointent à de peu glorieux 15e et 10e rang parmi les attaques de L1. Résultat, Montpellier ne perd pas souvent, mais ne gagne pas assez de matches non plus et est le roi des nuls (11). “MDZ” cherche depuis le début de saison la meilleure animation offensive. Il multiplie les associations et ne réussit pas à véritablement dégager les deux joueurs susceptibles d‘épauler l’avant-centre ivoirien Giovanni Sio, auteur de sept buts. De même, si Emiliano Sala, avec 11 réalisations, accomplit sa meilleure saison, il masque mal les lacunes des Canaris dans ce domaine. Avec 29,5% de tirs cadrés, les jaunes et verts sont la 3e équipe la plus maladroite devant le but.

. Un effectif trop juste ?

Nantes, comme Montpellier, dispose d’un effectif parfois un peu juste en quantité et en expérience pour une fin de saison à enjeu. Claudio Ranieri a pu constater, notamment début 2018, que les méformes ou les absences de cadres, que ce soit Abdoulaye Touré dans l’entrejeu ou Diego Carlos et Nicolas Pallois en défense, pouvaient se payer cher. Une blessure de Sala serait aussi un terrible coup dur, car ni Préjuce Nakoulma, ni Kalifa Coulibaly, ni Kolbeinn Sigthorsson ne semblent en mesure de le suppléer. Dans le “money time”, il faudra aussi voir comment le club gère certaines incertitudes: l’avenir de son entraîneur italien, la fin de contrat d’Adrien Thomasson, après l’annonce déjà officialisée du départ de Léo Dubois, ou les probables sollicitations autour de Valentin Rongier ou d’autres joueurs majeurs.

Chez les Héraultais, Der Zakarian peine à trouver une doublure à Jérôme Roussillon, absent depuis le 20 janvier en raison d’une déchirure au mollet. A cela s’ajoute la jeunesse de joueurs comme Jonathan Ikoné (19 ans), Isaac Mbenza (21 ans) et Junior Sambia (21 ans) qui tardent à pleinement convaincre Der Zakarian, furieux, récemment, de leur attitude contre Guingamp (1-1). “J’espère qu’ils ont l’ambition de jouer la 5e place et envie de combattre jusqu’au bout”, a-t-il lancé à leur sujet.

. Un calendrier délicat

À 12 matches de la fin, chaque point va compter et les deux clubs ont un programme qui présente de nombreux écueils. Avec 7 réceptions et 5 déplacements, contre l’inverse pour Montpellier, on pourrait penser que Nantes a un petit avantage. Mais c’est oublier que Nantes n’a que le 13e bilan de L1 à domicile et que parmi ses 5 matches à l’extérieur, il y a Marseille, Lyon et Monaco. Montpellier, qui est presque aussi à l’aise à la Mosson (1,5 point par match) qu’en dehors (1,41), doit encore aller à Marseille et recevra Lyon, avant une série de quatre matches contre ses concurrents directs: Bordeaux et Saint-Étienne à domicile, Nice à l’extérieur et pour terminer un déplacement à Nantes pour la 36e journée qui risque de valoir très cher !

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