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Israël cède devant les portes fermées du Saint Sépulcre

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Israël cède devant les portes fermées du Saint Sépulcre

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Pour le plus grand bonheur de milliers de pèlerins et de touristes du monde entier, le Saint-Sépulcre, le lieu le plus saint du christianisme, a rouvert ses portes à Jérusalem après trois jours de bras de fer avec les autorités israéliennes.

Les Eglises grecque orthodoxe, arménienne et catholique, qui partagent la garde du site, l'avaient fermé dimanche. Hier, le gouvernement de Benjamin Netanyahou a annoncé la suspension de la collecte des taxes.

"Il est normal que ce soit important de rouvrir les portes de l'Eglise, de laisser entrer les gens qui ne visiteront parfois qu'une seule fois dans leur vie ce lieu saint. Parce qu'un lieu saint sans vie, ce n'est que de la pierre. Nous sommes l'Eglise vivante", témoigne le Père Sinisa, moine franciscain.

Concernant la collecte des taxes, un groupe de travail sera mis en place pour trouver une solution. La municipalité voulait imposer les biens des églises qui générèrent des revenus. Les arriérés se monteraient à 150 millions d'euros. Autant d'argent qui ne financerait plus d'importantes oeuvres sociales selon les Eglises chrétiennes.

Netanyahou a aussi annoncé le réexamen d'une proposition de loi qui permettrait à l'Etat israélien d'exproprier des terres vendues par l'Eglise orthodoxe à des investisseurs privés.

Dans une ville comme Jérusalem, proclamée par les Israéliens leur capitale indivisible mais revendiquée par les Palestiniens pour capitale de l'Etat auquel ils aspirent, le soupçon d'hégémonisme au détriment des minorités n'est jamais loin.

Les quelque 50 000 chrétiens de Cisjordanie et de Jérusalem partagent largement avec les musulmans palestiniens une vision nationale de Jérusalem.

Le Saint-Sépulcre se trouve dans la Vieille ville à Jérusalem-Est, annexée par Israël. L'annexion est considérée comme illégale par la communauté internationale.

Les Eglises s'étaient opposées en décembre à la déclaration du président américain Donald Trump reconnaissant Jérusalem comme la capitale d'Israël.