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Paris-Nice: la porte est ouverte pour un succès français

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Paris-Nice: la porte est ouverte pour un succès français

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Plus incertain que jamais, Paris-Nice, qui commence dimanche en région parisienne,ouvre la porte à un succès que le cyclisme français, tourné vers Tony Gallopin et Julian Alaphilippe, attend depuis plus de vingt ans.

La 76e édition de la “course au soleil”, qui aura rarement mérité aussi peu son nom, alors que des tâches de neige sont encore présentes sur le bord des routes, attend son favori. Sans les habituels prétendants des grands tours mais avec une densité de coureurs qui occupent les places en vue des classements (D. Martin, Zakarin, Chaves, Mollema, S. Yates, Van Garderen, Fuglsang, Wellens) et entendent mettre à profit l’occasion.

Gallopin et Alaphilippe, les meilleurs Français des dernières éditions, appartiennent à cette catégorie. Le premier bénéficie de la pleine confiance de sa nouvelle équipe AG2R La Mondiale. Le second, qui avait brillé l’an passé en gagnant le contre-la-montre du Mont Brouilly, dispose d’un parcours à son avantage. A condition de savoir saisir les opportunités, la première se présentant dimanche à l’arrivée à Meudon près de l’observatoire.

“On n’a jamais été aussi près d’une victoire française”, estime le directeur de course François Lemarchand qui se souvient du dernier succès signé par Laurent Jalabert au siècle dernier (1997).

Gallopin et Alaphilippe partent donc avec des responsabilités accrues malgré la présence de Lilian Calmejane et de Warren Barguil, les autres têtes d’affiche françaises avec les sprinteurs Arnaud Démare et Nacer Bouhanni.

Si Barguil affiche un profil bas en visant une place dans les quinze premiers (“Je n’ai pas une super condition mais je vais m’accrocher mentalement”), Calmejane entend “aller chercher une place au classement général”. “Le chrono sera hyper important, il conditionnera la suite de la course”, annonce le Tarnais, à propos du contre-la-montre de Saint-Etienne long de 18,4 kilomètres, prévu mercredi.

- Encore un Sky ? –

Tout devrait cependant se jouer les trois derniers jours dans l’arrière-pays azuréen, suivant la tradition de l‘épreuve. “A coup de secondes”, selon la formule du directeur du Tour Christian Prudhomme qui rappelle volontiers combien l’a comblé l’incertitude des deux dernières éditions, perdues par l’Espagnol Alberto Contador pour 4 secondes (2016) et 2 secondes (2017).

A chaque fois, la victoire était revenue à un coureur de l‘équipe Sky, dominatrice depuis 2011 à une seule exception près (Betancur en 2014). Le Colombien Sergio Henao, le lauréat de l’année passée, revient défendre son titre mais sa formation, à défaut de ses chefs de file habituels (Froome, Thomas, Kwiatkowski), aligne un autre coureur susceptible de gagner, en l’occurrence le Néerlandais Wout Poels.

Deuxième de la Ruta del Sol le mois dernier, Poels (30 ans) a contre lui de découvrir pour la première fois, au cours de sa dixième saison professionnelle, Paris-Nice, ses routes piégeuses pour peu que la météo s’en mêle, dans la plaine de la Beauce en début de semaine ou dans l’arrière-pays niçois à l’approche de l’arrivée.

Mais, suivant les recettes de son équipe, il a préparé le rendez-vous à Tenerife et a pris soin de reconnaître l’ascension programmée samedi prochain de La Colmiane. La seule arrivée au sommet et sans doute le moment déterminant de l‘épreuve.

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