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Ligue des champions: blague contre muscle, le choc déjà lancé à J-1

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Ligue des champions: blague contre muscle, le choc déjà lancé à J-1

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Jamais le crépitement des appareils photos n’avait résonné aussi fort dans l’auditorium du Parc des Princes: avec un Zinédine Zidane blagueur et un Dani Alves combatif, le PSG et le Real Madrid ont lancé lundi à leur manière le choc de mardi, pour le grand plaisir des médias du monde entier.

Un sourire de Zidane par-ci, une grimace de Sergio Ramos par-là, et même une pose de “bodybuilder” offerte par Dani Alves: la conférence de presse d’avant-match du 8e finale retour de Ligue des champions n’a pas le glamour du tapis rouge du festival de Cannes, mais à en croire les nombreux flash et l’important débit sonore des objectifs, les photographes en ont eu pour leur compte.

Au contraire des curieux, venus exprès aux abords du Parc pour prendre un cliché des stars madrilènes avant leur montée dans le bus: “J’ai le seum (la rage, ndlr), je n’ai pas eu Cristiano Ronaldo!”, a lancé un adolescent.

New York Times, Cadena Ser, Daily Telegraph, Gazzetta dello Sport… Des médias du monde entier se sont déplacés à Paris pour prendre le pouls des deux équipes, l‘état des forces en présence, et glaner quelques indices sur les compositions probables, avant la seconde manche du match le plus attendu de la planète football.

Sans surprise, la star du jour était Zinédine Zidane, qui s’apprête à faire mardi sa première apparition sur un banc français dans la peau de l’entraîneur du Real Madrid… près de douze ans après son dernier match officiel au Stade de France. De quoi le rendre ému? Pas vraiment!

- Des messages derrière le sourire de ‘ZZ’ –

Toujours aussi pudique au moment de livrer ses sentiments, l’ancien meneur de jeu des Bleus a feinté son auditoire par une boutade bien sentie: “On est à Paris ici, moi je suis marseillais!”, a lancé le gamin de La Castellane, très attentif aux deux “clasico” PSG-OM qui se sont joués la semaine dernière au Parc.

“C’est toujours un plaisir de revenir en France, en plus je ne viens pas souvent”, a-t-il ensuite repris plus sérieusement.

Derrière son sourire désarmant, dans lequel il a pu se cacher pour ne pas répondre aux questions fâcheuses, “ZZ” a distillé quelques messages implicites en direction de ses joueurs et de son adversaire avec toujours cette attitude sereine comme fil directeur.

“Non, ce n’est pas une finale, on joue un match retour de 8e de finale pour se qualifier pour un quart de finale. On l’habitude de jouer ce genre de match et on va essayer de faire du mieux possible”, a-t-il déclaré, comme en réponse à Dani Alves, qui avait admis qu’il manquait ce type de match référence pour franchir un nouveau pallier.

- Alves volubile et enflammé –

Du côté du PSG, le message est clair avant de l’opération “remontada”: “L’histoire est là pour être changée”, a lancé le latéral parisien, quelques heures plus tôt.

“On y croit, c’est sûr. On croit qu’on peut le faire, et maintenant il faut le faire”, a tonné le Brésilien de 34 ans. “Dans cette compétition, le PSG a eu ses limites et il faut dépasser ces limites pour aspirer à plus, à mieux, pour continuer à grandir en tant que club et en tant qu‘équipe.”

L’ancien Barcelonais, aussi volubile et enflammé face aux micros qu’il est hargneux sur la pelouse, est le “client” idéal pour ce genre de déclarations. Bien plus que son capitaine Thiago Silva, l’habituel invité, ou du policé Marquinhos qui avait parlé avant le huitième de finale aller.

Sa présence correspond parfaitement au message que martèle le club parisien depuis la défaite au match aller (3-1), sur la pelouse du Santiago-Bernabeu: “ensemble, on va le faire”, martèle Paris, allant jusqu‘à envoyer un SMS vocal du speaker du Parc des Princes Michel Montana pour appeler ses fans à la mobilisation.

Ceux-ci ont déjà répondu présent: des centaines de supporters ont accueilli dans la soirée par des fumigènes et des chants l’arrivée des Parisiens à l’hôtel où ils effectuent leur mise au vert.

“Le plus important pour moi demain (mardi), ce sera de jouer avec le coeur”, a de son côté exposé l’entraîneur Unai Emery, bien plus en réussite à domicile qu‘à l’extérieur (100% de victoires au Parc cette saison). Le Real Madrid “va sentir que nous sommes 12 avec les supporters”, a-t-il clamé, en rappelant que “c’est la première fois dans l’histoire récente du PSG en Ligue des champions qu’il joue le retour à domicile”. Il faudra gagner 2-0, ou par trois buts d‘écart ou plus si le Real Madrid marque.

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