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Président de l'USAP éjecté par un manège: prison avec sursis pour les prévenus

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Président de l'USAP éjecté par un manège: prison avec sursis pour les prévenus

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Le tribunal correctionnel de Narbonne a condamné à de la prison avec sursis l’exploitant du manège sur lequel le président du club de rugby de Perpignan (USAP, Pro D2) François Rivière avait été violemment éjecté, le blessant grièvement.

Le 18 décembre 2015, François Rivière avait été victime de multiples traumatismes, à la tête et au thorax notamment, et maintenu dans un coma artificiel pendant deux semaines, après avoir été violemment projeté hors d’un manège à la foire de Narbonne, où il se trouvait en famille.

L’accident a eu lieu sur le manège “le Shanghaï express”, une attraction qui a été ensuite jugée opérationnelle par un expert.

Son exploitant avait avoué avoir tenté d’altérer la vitesse du manège. Poursuivi pour “blessures involontaires par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence”, “tentative de modification de l‘état des lieux d’un crime et “travail dissimulé”, il a été condamné à huit mois de prison avec sursis, avec mise à l‘épreuve de deux ans.

Un employé du manège, SDF de nationalité néerlandaise, a également été condamné pour “blessures involontaires” à quatre mois de prison avec sursis et mise à l‘épreuve. Il était chargé d’assurer la sécurité des passagers du manège, notamment en vérifiant la bonne fermeture des barres de sécurité des nacelles.

Le tribunal correctionnel de Narbonne a en outre condamné le fils de l’exploitant à deux mois de prison avec sursis. Il était accusé d’avoir aidé son père à altérer la vitesse du mécanisme.

Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du procureur de la République, qui avait réclamé six mois de prison avec sursis contre le gérant, une amende contre l’employé et une amende avec sursis contre le fils.

François rivière recevra 30.000 euros d’indemnités provisionnelles, tandis que sa femme et sa fille se verront octroyer 8.000 euros pour le “retentissement psychologique” de l’accident.

“La justice a donc reconnu la responsabilité pénale grave des personnes mises en cause”, a déclaré François Rivière, après le délibéré. “Cela montre que ce jour-là, des faits très sérieux ont été commis. C’est aussi important pour ma reconstruction. Je sais que je souffrirai toute ma vie dans ma chair”, a-t-il déclaré à l’Indépendant. “Ce jugement montre aussi à tous les exploitants de manège qu’il ne faut pas se montrer léger avec la sécurité des usagers”, a-t-il dit.

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