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Jeux Paralympiques: Lena Schröder, hockeyeuse sur luge et seule femme engagée

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Jeux Paralympiques: Lena Schröder, hockeyeuse sur luge et seule femme engagée

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C’est la seule femme dans la discipline la plus physique des Jeux paralympiques: à 24 ans, Lena Schröder évolue au sein de l‘équipe de Norvège de hockey sur luge, discipline ouverte aux femmes par le Comité international paralympique (IPC).

“Je veux être prise au sérieux ici en tant que joueuse et non en tant que femme”, a martelé Lena Schröder avant le début du tournoi paralympique à Pyeongchang en Corée du Sud.

Contrairement aux Jeux olympiques, qui distinguent un tournoi masculin et un tournoi féminin en hockey sur glace, le tournoi paralympique de hockey sur luge, discipline très spectaculaire et prisée des spectateurs avec ses contacts rugueux, est mixte.

Pays traditionnel du ski nordique (ski de fond et biathlon), la Norvège n’en est pas moins une nation forte sur la glace. Habituée aux podiums aux Paralympiques, elle est la nation la plus médaillée, montée à cinq reprises sur six sur la “boîte” depuis l’apparition au programme de la discipline en 1994, dont une fois en or en 1998.

Toutefois, elle a raté son début de compétition sud-coréenne, battue d’entrée à la surprise générale par l’Italie (3-2), puis par le Canada (8-0).

“Je suis habituée à être la seule femme de l‘équipe et tout le monde ne s‘étonne plus de ma présence depuis de si longues années”, lance la jeune femme, en banalisant sa performance.

Appelée pour la première fois en sélection en 2014 pour une série de matches amicaux, Schröder est toutefois une spécificité pour la discipline: sur les 135 participants aux Paralympiques, répartis en huit équipes, elle est la seule femme.

- “Pas d’entrée gratuite” –

Pour elle, l’essentiel c’est “de s‘être battue pour gagner sa place, et que l’on ne me l’a pas offerte”. “Nous n’offrons pas d’entrée gratuite. Si elle est présente, c’est qu’elle fait partie des meilleurs joueurs”, avait d’ailleurs prévenu à la télévision norvégienne NRK, le sélectionneur norvégien, Espen Hedge, avant l’annonce du groupe retenu.

Absente lors du Championnat du monde 2017 à Pyeongchang, où la Norvège a pris la quatrième place, Schröder a du mettre entre parenthèses ses études universitaires de médecine pour s’assurer l’une des 18 places norvégiennes pour la Corée du Sud cette année.

Pour les autres joueurs de l’effectif, elle n’est qu’un membre de l‘équipe parmi d’autres. “Si c’est une fille ou un garçon, c’est la même chose”, a expliqué à l’AFP son coéquipier Magnus Bogle. “Il n’y a pas de différence. Si vous êtes dans le vestiaire, vous êtes dans le vestiaire.”

Schröder espère que son exemple permettra de montrer à d’autres hockeyeuses “qu’elles peuvent aussi jouer à haut niveau, avec les mecs et cela sans jamais poser de problème, parce que vous êtes une joueuse”.

Née avec le spina bifida, une malformation de la colonne vertébrale et de la moelle épinière, elle a perdu l’usage de ses jambes.

Après s‘être essayée à plusieurs sports pour athlètes handicapés, elle s’est finalement dirigée vers le hockey sur luge à l‘âge de 15 ans.

En plus des équipes nationales et d’Oslo, elle joue dans une équipe européenne composée de joueurs de plusieurs pays qui affrontent les poids lourds des États-Unis et du Canada, les deux grands favoris du tournoi paralympique: les États-Unis sont les champions en titre, alors que le Canada est champion du monde 2017.

Schröder n’est toutefois pas pionnière en hockey sur luge: en 1994 à Lillehammer, Brit Mjaasund Öjen avait été la première femme à participer à un tournoi paralympique avec des coéquipiers masculins, décrochant l’argent après une défaite en prolongation contre la Suède (1-0).

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