DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La bourse du peloton: Français à la hausse, Sky à la baisse

Vous lisez:

La bourse du peloton: Français à la hausse, Sky à la baisse

Taille du texte Aa Aa

Le cyclisme français a dressé son meilleur bilan dans Paris-Nice depuis plus de vingt ans, avec quatre victoires d‘étape, mais sans parvenir à accéder au podium final en l’absence de ses têtes d’affiche habituelles dans les courses par étapes (Bardet, Pinot).

A l’inverse, l‘équipe Sky a échoué à poursuivre sa série de victoires (Wiggins, Porte par deux fois, Thomas, Henao). La chute dans l’avant-dernière étape du Néerlandais Wout Poels, un lieutenant qui cherchait à monter en grade, a décapité la formation britannique.

A LA HAUSSE:

Marc Soler: quasi-inconnu des podiums, le jeune Catalan de l‘équipe Movistar a réussi un coup de maître le dernier jour de Paris-Nice. A 24 ans, il est le plus jeune lauréat de la “course au soleil” depuis Alberto Contador qui avait une quinzaine de jours de moins lors de son premier succès en 2007. Il fait mieux que le Colombien Carlos Betancur, lui aussi âgé de 24 ans quand il gagna en 2014. Quelques mois après sa victoire, Contador gagnait le Tour de France. Betancur, lui, perdait le fil de sa carrière qui ne s’est enrichie quatre ans plus tard que deux modestes succès.

Les Français: deux équipes (Groupama-FDJ, Direct Energie) et quatre coureurs (Démare, Hivert, Cousin, Molard) se sont partagés les lauriers dans Paris-Nice. La dureté des conditions météo, qui a entraîné refroidissements et bronchites, a amené la tête de liste, le champion de France Arnaud Démare, à faire l’impasse sur les deux dernières journées. Comme nombre de ses coéquipiers puisque sa formation a terminé à un seul coureur. AG2R La Mondiale a payé le problème de santé de son leader de remplacement Tony Gallopin, Cofidis la condition précaire de Nacer Bouhanni. Fortuneo-Samsic, dépourvue de sprinteur, a expérimenté le risque de la Barguil-dépendance dès lors que son chef de file a ses premiers objectifs plus tard en saison (classiques ardennaises).

A LA BAISSE:

Sky: dure semaine pour l‘équipe de Dave Brailsford attaquée sur tous les fronts. En coulisses, par le rapport d’enquête parlementaire britannique sur le dopage, qui, à défaut d’infractions, évoque un franchissement de la ligne éthique, et par les propos très critiques du président de l’Union cycliste internationale (UCI) David Lappartient. Sur Paris-Nice, malgré deux succès d‘étape (Poels, De la Cruz) qui n’ont pu éclipser un net recul au classement général. Sur Tirreno-Adriatico enfin, avec les problèmes mécaniques qui ont freiné Geraint Thomas et les limites actuelles de Chris Froome. Deux raisons (sportives) d’espérer: Thomas est en forme et son coéquipier polonais Michal Kwiatkowski encore plus. “Kwiato”, champion du monde 2014, est prêt pour les classiques, à commencer samedi par Milan-Sanremo qu’il a remportée l’an passé.

Julian Alaphilippe: une présence remarquée sur Paris-Nice, des places d’honneur… mais pas de victoire. “Il y avait deux kilomètres de trop”, a estimé samedi le puncheur de l‘équipe Quick-Step, défaillant alors qu’il était en mesure de s’emparer du pouvoir. Si l’Auvergnat (25 ans) continue à susciter des commentaires laudatifs pour son esprit d’entreprise, sa générosité et sa vaillance, son palmarès tarde à s‘épaissir depuis 2015 et son arrivée au plus haut niveau. Tire-t-il les leçons des années passées ? “L’un des b.a.ba du cyclisme, c’est de ne pas montrer sa force”, rappelait à l’AFP un directeur sportif d’une équipe concurrente. Prochain rendez-vous pour le feu follet du cyclisme français: Milan-Sanremo (3e en 2017).

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.