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Cyclisme: pour Démare, "Milan-Sanremo a été un vrai déclic"

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Cyclisme: pour Démare, "Milan-Sanremo a été un vrai déclic"

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Deux ans après une victoire prestigieuse qui a fait office de déclic dans sa carrière, Arnaud Démare (Groupama-FDJ) revient samedi dans Milan-Sanremo avec “de grandes ambitions”.

Dans un entretien à l’AFP, le champion de France décrypte la classique la plus longue de la saison avec près de 300 kilomètres.

Q: Prépare-t-on Milan-Sanremo de façon différente ?

R: “Oui et non, la distance peut faire peur mais c’est une course qui se court plus doucement que les flandriennes. Les 150 premiers kilomètres sont relativement calmes. Après, le rouleau compresseur se met en route pour reprendre les échappés. Cela use plus sur l‘énergie, sur le glycogène, que sur la force physique.”

Q: On a l’impression que la tactique est plutôt prévisible…

R: “On sait comment cela va se passer. Je ne pense pas qu’il y ait une surprise. La Cipressa et le Poggio (les deux dernières difficultés) sont décisifs. Quand je prends le départ, je pense à la Cipressa et au Poggio. C’est une course très linéaire dans laquelle il est important de garder le maximum d‘énergie et ce n’est pas évident.”

Q: Comment fait-on pour préserver le plus possible cette énergie ?

R: “Ce n’est pas évident. Il faut être dans sa bulle tout en étant détendu. Ne pas être crispé mais relâché. Il ne faut pas faire d’effort inutile, pas donner un coup de patin. Le côté psychologique est aussi important que le physique.”

Q: Quelle est la préparation idéale ?

R: “Chaque coureur est différent. Certains préfèrent arriver au départ avec les muscles presque fatigués, préparés à un effort long. Moi, j’aime beaucoup courir sur la fraîcheur, peut-être parce que j’ai des qualités de sprinteur. Six jours sur Paris-Nice, c’est une bonne préparation.”

Q: Etes-vous prêt ?

R: “J’ai fait l’essentiel du travail, j’ai pu rallonger (la distance) au Tour d’Algarve. Je suis content. A Paris-Nice, j‘étais bien sur des efforts de 10-15 minutes qui correspondent à la Cipressa et au Poggio.

Q: Voyez-vous des nouveaux venus dans la concurrence en dehors des adversaires habituels ?

R: “Mes adversaires ne sont pas seulement les sprinteurs mais ceux qui vont tenter de s‘échapper. Si Sagan, Kwiatkowski et Alaphilippe refont le coup de l’an dernier dans le Poggio, ce sera compliqué. Même si j’ai les jambes pour y aller, la question se pose de prendre le risque de suivre au risque de compromettre le sprint. C’est un choix tactique.”

Q: Paradoxalement, la tactique dans le final n’est pas simple…

R: “Finalement, on se rend compte qu’on est très isolé. Le peloton est encore compact mais il y a très peu d‘équipes qui ont beaucoup de coureurs après la Cipressa.”

Q: La victoire de 2016 sur la via Roma est-elle votre plus grand souvenir ?

R: “Je dirais que c’est l’un de mes plus grands moments. Il y en a d’autres qui sont très forts émotionnellement, comme ma victoire à Meudon dans Paris-Nice devant ma famille et mes supporters. Milan-Sanremo, c’est surtout un déclic.”

Q: Dans quel sens ?

R: “Depuis, l‘équipe a grandi et j’ai pris confiance. C’est ce qu’il y a de plus important dans le vélo. Un gros déclic qui m’a relancé après une année 2015 compliquée. C‘était une surprise pour moi. Je n’y croyais pas forcément, je pensais être trop jeune, pas encore mature physiquement. Oui, vraiment un déclic.”

Q: Cette fois, vous venez pour gagner ?

R: Je me présente avec de grandes ambitions, pour la gagne, et j’aurai plus de pression. Il y a une grosse attention autour de moi.”

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