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Terrain envahi à Lille: dix personnes en garde à vue et huis clos pour le club

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Terrain envahi à Lille: dix personnes en garde à vue et huis clos pour le club

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En attendant d‘éventuelles sanctions le 5 avril, le club de Lille va jouer à huis clos dans son stade après les incidents de samedi dernier: des violences de supporters et un envahissement de pelouse qui ont conduit au placement de dix personnes en garde à vue jeudi.

Les instances disciplinaires de la Ligue de football professionnel (LFP) ont en effet ouvert une instruction, avec une décision prévue pour le 5 avril. D’ici là, la commission de discipline a prononcé un “huis clos total du stade Pierre-Mauroy à titre conservatoire” en raison de la gravité des faits. Le Losc, qui se déplace à Monaco vendredi, accueillera donc Amiens sans supporter le 1er avril lors de la 31e journée de Ligue 1.

Au coup de sifflet final de Lille-Montpellier (1-1) samedi dernier lors de la 29e journée de L1, des supporters du Losc avaient pénétré sur la pelouse pour molester des joueurs lillois en criant “si on descend (en L2), on vous descend.”

Dès le dimanche matin, le parquet avait ouvert une enquête de flagrance confiée à la sûreté urbaine de Lille, et le Losc déposé plainte pour violences aggravées, dégradations de biens et menaces de mort.

- ‘Les plus virulents’ –

Dix personnes ont été placées en garde à vue jeudi: neuf hommes et une femme âgés de 20 à 38 ans. La quasi totalité des 10 interpellés sont membres du groupe de supporters Dogues virages est (DVE), selon une source policière. Deux d’entre eux avaient fait l’objet par le passé d’une interdiction de stade pour violences.

“On a pris les plus virulents, qu’on a pu identifier grâce au Losc, qui connaît ses supporters”, a-t-on précisé à la sûreté urbaine de Lille, chargée de l’enquête et qui a exploité les images vidéos. Neuf interpellations ont eu lieu à 06H00 par la sûreté urbaine de Lille puis une dixième dans l’après-midi.

Tous étaient toujours entendus jeudi soir. Ils doivent être déferrés vendredi matin en vue d’une convocation sur procès-verbal devant le tribunal correctionnel à une date ultérieure, selon le parquet.

Pour en revenir au club de Lille, avec son huis clos total à titre conservatoire, le club échappe jusqu’ici à une mesure plus lourde comme la suspension de son stade et des matches délocalisés.

Après son audition au siège parisien de la Ligue jeudi en début de soirée, le directeur général du club Marc Ingla s’est dit “positif”. “On a démontré qu’on a très bien géré la situation. Le club a réagi de manière ferme contre les signes de violence”.

“Ca a été une situation sérieuse et grave, mais pas dramatique. On a une série d’actions et de dispositifs additionnels qu’on va mettre en place”, a-t-il assuré.

- ‘Inadmissible’ –

Sur RTL, jeudi matin, la ministre des Sports Laura Flessel avait évoqué la réunion de la Ligue et espéré des “répercussions fermes” après les incidents. “L’idée c’est que le sport représente les valeurs du respect. Aujourd’hui, c’est inadmissible. (…) L’idée, c’est que l’on ne revoie plus de tels comportements”, a-t-elle souligné.

L’entraîneur Lillois Christophe Galtier avait pour sa part demandé à ce qu’on ne fasse pas de Lille “un exemple” en le sanctionnant trop durement.

Le technicien espère donc qu’il n’y aura pas de retraits de points pour Lille dans la décision finale de la LFP. “ Il ne faut pas qu’on tire à boulets rouges sur le club, sur les supporters du Losc par rapport à ce qu’il s’est passé. Malheureusement ce qui s’est passé samedi s’est produit en Angleterre, dans d’autres championnats et d’autres clubs. C’est un problème de société et on a du mal à stopper ça.”

Le Losc (19e du classement), qui pointe à une longueur du premier non-relégable, Toulouse, retrouve les terrains vendredi avec un déplacement délicat à Monaco, champion de France en titre et dauphin actuel du Paris SG.

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