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Tournoi: "Les choses sont allées très vite" selon Pelissié

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Tournoi: "Les choses sont allées très vite" selon Pelissié

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“Les choses sont allées très vite” pour le talonneur Adrien Pelissié (27 ans, 4 sélections), qui honorera samedi sa première titularisation avec le XV de France face au pays de Galles, en remplacement du capitaine Guilhem Guirado, forfait.

Le fils d’agriculteur du Tarn-et-Garonne, qui ne gagnait que 800 par mois il y a quelques années, évoluait encore en Pro D2, à Aurillac, au printemps 2017, avant de découvrir le Top 14 avec Bordeaux-Bègles à la fin de l‘été et le Tournoi des six nations cet hiver.

Q: Que ressentez-vous avec cette première titularisation?

R: “Je suis très fier même s’il faut pas oublier que c’est un concours de circonstances et que quelque part, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Il y a huit mois, je jouais en pro D2, donc ce sont des choses qui vont très vite.”

Q: Camille Chat, Guirado… Vous rappelez le forfait des autres talonneurs pour évoquer vos sélections. Avez-vous l’impression de manquer de légitimité?

R: “Ce n’est pas que je me sens pas légitime, je reste très humble. Je n‘étais pas dans la première liste (annoncée mi-janvier par le sélectionneur Jacques Brunel, NDLR). Maintenant j’y suis et j’ai envie de continuer a y être.”

Q: Aviez-vous imaginé un tel plan de carrière?

R: “Non, non, bien sûr que non. A 18 ans, je jouais en Fédérale 3, a Caussade. Je suis parti à Montauban un an pour essayer. Montauban est parti en Pro D2 et je suis parti à Castres. J’ai fait le centre de formation et ils n’ont pas jugé que j‘étais au niveau pour évoluer en Top 14, donc ils m’ont laissé partir. J’ai eu la chance d’aller à Aurillac avec un coach qui m’a fait confiance, Jérémy Davidson (parti avec lui à Bordeaux-Bègles à l‘été 2017, NDLR). En quatre saisons, il m’a fait beaucoup jouer, et de là j’ai réussi à aller à Bordeaux et les choses sont allées très vite.”

- “Forgé” en Pro D2 –

Q: Le centre de formation de Castres a-t-il eu raison?

R: “Moi, je ne leur en veux pas. Ils ont jugé les choses comme ils les ont jugées. Il y avait des joueurs à mon poste qui étaient plus forts que moi, tout simplement”.

Q: Vous avez beaucoup appris à Aurillac?

R: “Bien sûr. Ce n’est pas un club professionnel comme les autres, ça reste un club familial, d’un milieu rural. La Pro D2, c’est un monde qui m’a forgé. Quand vous allez jouer à Vannes avec Aurillac, que vous faites 11 heures de bus, il faut aimer le rugby, même si on est professionnel.”

Q: Vous êtes aussi issu du milieu rural?

R: “Mon père est agriculteur avec mon frère et mon oncle, à Septfonds, dans le Tarn-et-Garonne. Ils ont des vaches à lait, des vaches à viande, des brebis. Je ne suis jamais à la ferme mais c’est quelque chose qui compte pour moi et je compte plus tard reprendre la ferme familiale. Si Jérémy Davidson ne m’avait pas fait confiance, j’y serais rentré et je jouerais en Fédérale avec mes copains.”

Q: Pour vous, c’est le rugby avant tout?

R: “Bien sûr, du moment qu’il nous fait vivre. Au début, quand je suis arrivé à Aurillac, je jouais en Pro D2 mais je n‘étais pas professionnel, j‘étais surveillant. Je dormais 3 nuits par semaine dans un lycée et je jouais avec l‘équipe professionnelle le weekend. Je gagnais 800 euros par mois.”

Propos recueillis en conférence de presse

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