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Rugby: la charge croissante d'entraînements, un "problème" selon le patron de l'Association internationale des joueurs

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Rugby: la charge croissante d'entraînements, un "problème" selon le patron de l'Association internationale des joueurs

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Trop d’entraînement tue l’entraînement: le président de l’Association internationale des joueurs de rugby (Ipra) a fustigé, mardi à l’AFP, la charge de travail importante imposée aux joueurs, un “problème” qui a un impact autant sur les clubs que des sélections comme la France et l’Angleterre.

“Je pense qu’aujourd’hui, nous avons seulement 5 à 10% des joueurs jouant plus de 30 matches par an, mais que c’est la charge d’entraînement le problème”, a indiqué l’Australien Omar Hassanein, 41 ans.

“Les clubs qui imposent des charges de plus en plus importantes se créent du tort, parce qu’il y a de plus en plus de blessures”, a poursuivi l’ancien deuxième ligne passé par les Waratahs et Tarbes.

“(Les clubs) font cela pour avoir de meilleurs créneaux de diffusion, et gagner donc plus d’argent, mais c’est une vision à court terme car cela aura un effet sur la performance aussi”, a-t-il poursuivi.

En première ligne sur le sujet, l’Angleterre et la France, selon Hassanein. Le XV de la Rose et les Bleus ont terminé respectivement aux 5e et 4e places du dernier Tournoi des six nations, en-deçà de leurs attentes et moyens.

“Le problème en France et en Angleterre, c’est qu’il y a des forces qui mettent en avant un agenda économique dans lequel les joueurs sont coincés, ce qui mène à ce qu’il se passe actuellement”, a-t-il déclaré.

Les deux nations peuvent éventuellement suivre le modèle de l’Irlande, vainqueur du Tournoi en réussissant le troisième Grand Chelem de son histoire: “Je félicite l’Irlande pas seulement parce que j’y vis, mais parce que le modèle central permet une meilleure gestion du corps et de l’esprit des joueurs.”

“Si cela continue comme ça et que les gens n’en prennent pas conscience ou n’en référent pas à la science et aux recherches, alors nous allons avoir un gros problème”, a poursuivi Omar Hassanein.

Si c’est aux clubs de décider du rythme des entraînements parce qu’ils paient les joueurs, Omar Hassanein pense que l’Ipra peut aussi avoir son mot à dire.

“On peut définir les bons paramètres et lignes conductrices”, a-t-il indiqué précisant qu’un groupe de travail est né de la commission des sportifs puisque les joueurs l’ont demandé.

“Nous travaillons sur des options comme des passeports qui pourraient tracer les minutes et l’intensité (des entraînements) entre le club et la sélection nationale”, a-t-il expliqué.

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