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Lavrov met en garde Londres contre de nouvelles "initiatives anti-russes"

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Lavrov met en garde Londres contre de nouvelles "initiatives anti-russes"

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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé mercredi Londres d’avoir “sciemment choisi de saper les relations russo-britanniques” dans l’affaire de l’empoisonnement d’un espion en Grande-Bretagne, menaçant de riposter à d‘éventuelles nouvelles “initiatives anti-russes”.

“Il n’y a aucun doute que le gouvernement britannique a sciemment choisi de saper les relations russo-britanniques”, a déclaré M. Lavrov à Tokyo, à l’issue d’une rencontre avec son homologue japonais Taro Kono. “Si cette tendance se poursuit sous la forme de nouvelles initiatives anti-russes, personne n’a bien sûr abandonné le principe de réciprocité”.

M. Lavrov a appelé le gouvernement britannique à réagir avec “calme” à l’empoisonnement de l’ancien espion Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, à Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre) le 4 mars.

“Nous avons émis l’espoir que nos amis japonais ont essayé avec leurs contacts britanniques de clarifier au moins deux points”, a poursuivi M. Lavrov. “Premièrement: où sont Skripal et sa fille? Deuxièmement: pourquoi les responsables de Scotland Yard ont-ils dit que l’enquête durerait des mois et dans le même temps le gouvernement britannique a-t-il déjà donné son verdict, sans attendre la décision d’un tribunal?”.

Londres considère que la Russie a commandité cette attaque commise au moyen d’un agent neurotoxique de la famille des “Novitchok”, fabriqué selon les Occidentaux par son complexe militaire. Neil Basu, le nouveau chef de l’antiterrorisme britannique, a indiqué que l’enquête pourrait prendre “des semaines, voire des mois”.

Lundi, Moscou avait réclamé à Londres des “preuves” à l’appui de ses accusations ou des “excuses”.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe avait exprimé son “indignation” face à cet attentat dans une conversation téléphonique avec la Première ministre britannique, selon les services de Theresa May.

Mme May avait dévoilé la semaine dernière une série de mesures contre Moscou, après l’attaque à l’agent innervant menée contre l’ex-agent double âgé de 66 ans, et sa fille, 33 ans.

L’expulsion de 23 diplomates, qui ont quitté mardi leur ambassade, était la plus symbolique. En réponse, Moscou avait décidé samedi d’expulser 23 diplomates britanniques et de fermer le British Council, instrument du rayonnement culturel britannique à travers le monde.

Les deux victime sont plongées “dans le coma depuis le 4 mars”, a indiqué le ministre britannique des Affaire étrangères Boris Johnson, dans une tribune dans le Telegraph.

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