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Nicolas Sarkozy : une garde à vue inédite

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Nicolas Sarkozy : une garde à vue inédite

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Un ancien président de la République placé en garde à vue, c'est une première en France. Depuis avril 2013, la justice enquête sur l'éventualité d'un financement occulte par le régime de Kadhafi, de Nicolas Sarkozy, alors candidat de l'UMP.

Un an plus tôt, Mediapart révèle l'affaire, et avance un montant de 50 millions d'euros : le site d'informations s'appuie sur les témoignages d'anciens dignitaires du régime lybien.

Depuis son départ de l'Elysée en juin 2012, Nicolas Sarkozy a été entendu par la justice pour d'autres cas : dans le dossier Karachi, l'affaire Bygmalion ou encore le scandale des écoutes.

Dans le cadre de cette affaire aux multiples ramifications, l'un de nos journalistes a pu s'entretenir avec Saïf al-Islam Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi.

Saïf al-Islam Kadhafi s'est félicité ce mardi 21 mars des avancées spectaculaires de l'enquête sur les présumés "financements libyens". En mars 2011, le fils de l'ancien dictateur libyen était le premier à affirmer sur Euronews l'existence de versements du régime de Kadhafi à la campagne présidentielle du candidat de la droite française en 2007, Nicolas Sarkozy.

Joint par Zineb ben Zita, journaliste d'Africanews-Euronews, Saïf al-Islam Kadhafi a estimé que "si la justice s'est enfin saisie de l'affaire, c'est parce que nous avons donné des preuves. Et je précise que j'ai encore des preuves solides contre Sarkozy".

"J'ai moi-même été témoin de la livraison de la première tranche d'argent à Claude Guéant à Tripoli", déclare le fils du "Guide".

Dans cette conversation, Saïf al-Islam Kadhafi regrette de ne pas avoir été entendu comme témoin par la justice française, tout comme Abdallah Snoussi, l'ex-directeur du renseignement libyen, qui "détient encore un enregistrement de la première réunion entre Sarkozy et Kadhafi à Tripoli avant la campagne présidentielle", promet-il.