DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Fin de l'état d'urgence aux Maldives

Vous lisez:

Fin de l'état d'urgence aux Maldives

Taille du texte Aa Aa

Les Maldives ont mis fin jeudi à 45 jours d‘état urgence, un régime d’exception décrété par le président Abdulla Yameen dont le coup de force a plongé ce micro-État de l’océan Indien dans le chaos politique.

Malé avait déclaré cette mesure draconienne début février suite à une décision de la Cour suprême cassant les condamnations d’opposants politiques. Cette annonce surprise était un revers pour le président Yameen, dont la dérive autoritaire est critiquée depuis plusieurs années à l’international.

Refusant d’obéir à l’injonction de la plus haute instance judiciaire de l’archipel, le chef de l‘État a notamment fait arrêter l’ex-président Maumoon Abdul Gayoom – qui se trouve aussi être son demi-frère – ainsi que le président de la Cour suprême.

Tous deux ont été inculpés mercredi pour “terrorisme”. Ils sont accusés d’avoir comploté pour renverser le président en place.

Après l’arrestation de deux de ses juges, la Cour suprême a finalement fait marche arrière et est revenu sur sa décision.

“Le président Yameen lève l‘état d’urgence car il n’en a maintenant plus besoin”, a estimé sur Twitter le leader de l’opposition en exil Mohamed Nasheed.

“Il s’est emparé de la justice et du Parlement, a arrêté illégalement des centaines de personnes et introduit une ‘nouvelle normalité’ aux Maldives – une dictature totale”, a-t-il dénoncé.

La répression des autorités maldiviennes ces dernières semaines, qualifiée par l’ONU d’“attaque en règle contre la démocratie”, a un peu plus entaché l’image de ce haut lieu du tourisme de luxe, associé dans l’imaginaire grand public aux plages de sable blancs et aux mers bleu turquoise.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.