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Danse sur glace: Papadakis et Cizeron voient triple

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Danse sur glace: Papadakis et Cizeron voient triple

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Une troisième couronne mondiale et trois records du monde: les danseurs sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron repartent les mains pleines de Milan, dernier arrêt de la saison, un mois après leur médaille d’argent olympique.

Sur la glace italienne, Papadakis et Cizeron ont livré un nouveau récital sur la Sonate au clair de lune de Beethoven, jusqu‘à donner l’impression de suspendre le temps. Les dernières notes de musique égrainées, ils ont fait progresser une fois de plus le record du monde du programme libre (123,47 contre 123,35) et celui du score total (207,20 contre 206,07).

Vendredi, ils s‘étaient approprié pour la première fois celui de la danse courte (83,73), jusque-là propriété des Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir (83,67), absents en Italie et dont on attend l’officialisation de la retraite.

“Je pense qu’on n’aurait pas pu terminer (la saison) sur une meilleure note, estime Cizeron. Nous sommes très fiers de cette troisième médaille d’or. On a battu trois records du monde, c’est un des moments dont on se souviendra.”

Sans Virtue et Moir, fraîchement sacrés champions olympiques et qui avaient dépossédé Papadakis et Cizeron de l’or mondial il y a un an, les Américains Madison Hubbell et Zachary Donohue (196,64), camarades d’entraînement des Français à Montréal, et les Canadiens Kaitlyn Weaver et Andrew Poje (192,35), les accompagnent sur le podium.

- Douce note de fin –

Les patineurs clermontois concluent sur la plus douce des notes l’hiver qui les a vus devenir les premiers danseurs à dépasser la barre des deux cents points, et tout au long duquel ils ont volé de record du monde en record du monde.

Seul accroc, mais de taille, la mésaventure vestimentaire vécue aux Jeux olympiques, quand le haut de la robe de Papadakis s’est décousu et dégrafé dès les premiers instants de leur danse courte. Un malencontreux incident qui les a empêchés de se battre à armes égales pour l’or olympique.

Reste qu‘à seulement 22 ans pour elle et 23 ans pour lui, leur palmarès est déjà riche d’une médaille d’argent olympique, trois couronnes mondiales (2015, 2016 et 2018), quatre européennes (2015-2018), ainsi que d’une médaille d’argent mondiale (2017).

Dans l’histoire du patinage français, seul le couple formé par Andrée et Pierre Brunet compte plus de sacres mondiaux, quatre précisément, conquis entre 1926 et 1932.

Quelques heures plus tôt, le roi des “quads” Nathan Chen est devenu à 18 ans le roi du monde, une revanche éclatante après des JO-2018 amers.

En Corée, l‘étoile montante du patinage américain, sérieux prétendant à l’or, ne s‘était classée que cinquième après un programme court catastrophique (seulement 17e) qu’un libre brillant n’avait pas suffi à compenser.

“J’ai appris beaucoup des JO où les choses ne se sont pas passées du tout comme je le voulais, souligne-t-il. Ça m’a aidé à progresser et ça m’a appris comment aborder ces grandes compétitions.”

- Surenchère des “quads” –

Ce sacre vient récompenser celui qui a fait entrer le patinage mondial dans la surenchère des “quads”, ces périlleux quatre tours en l’air.

En 2016, à seize ans, il devient le premier patineur à réussir quatre quadruples sauts dans un programme. Un an plus tard, le premier encore à en poser cinq. A Milan, l‘élève de Rafael Arutunian a encore fait grimper le curseur en plaçant six “quads” (un retourné), ce qu’il avait déjà tenté aux JO-2018.

“C’est un rêve qui devient réalité, c’est quelque chose que je voulais accomplir depuis le début de ma carrière, je suis tellement fier d’y être parvenu”, s’est félicité Chen, premier Américain médaillé d’or mondial depuis Evan Lysacek en 2009.

En l’absence du double champion olympique en titre, le Japonais Yuzuru Hanyu, à la cheville droite encore convalescente, Chen, déjà en tête après le programme court, a très largement devancé ses concurrents en totalisant 321,40 points, grâce à un programme libre récompensé par 219,46 points, nouveau record personnel.

Le vice-champion olympique 2018, le Japonais Shoma Uno, médaillé d’argent (273,77), et le Russe Mikhail Kolyada, en bronze (272,32), suivent à près de cinquante points !

Car la démonstration du jeune Américain mise à part, le programme libre messieurs s’est résumé à un festival de chutes. Trois pour Uno, touché à une cheville, deux pour Kolyada. Et même cinq (!) pour le Chinois Boyang Jin, double médaillé de bronze mondial, finalement dix-neuvième !

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