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La stratégie anti-fakes news de l'UE pointée du doigt

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La stratégie anti-fakes news de l'UE pointée du doigt

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C’est le nouveau cheval de bataille de l’Union européenne : la lutte contre les « fake news ». C’est par cette expression devenue très populaire ces dernières années, qu’est appelée la diffusion de fausses informations, essentiellement à but politique.

A un an des élections européennes, Bruxelles veut neutraliser l’influence étrangère sur la composition de son futur parlement.

L’Union européenne a lancé il y a quelques années d’un outil pour contrer les fake news, via cette plateforme baptisée « l’UE contre la désinformation ». Mais ce site est aujourd’hui dénoncé par des juristes, qui accusent ses méthodes :

"Mes pires craintes ont été confirmées lorsqu'ils ont répondu qu'ils suivaient une méthode spécifique de classification de l'information, qui s'écarte des normes internationales [....] Le système actuel, même s’il est bien intentionné, est actuellement en conflit avec le droit à la liberté d'expression", commente Alberto Alemanno à l'origine de la plainte déposée auprès du médiateur de l'UE.

Pour ces juristes, la lutte contre les fake news doit se faire en toute transparence, sans violer les droits fondamentaux et en adoptant des mesures disciplinaires contre les auteurs de ces intox, mais aussi, contre les plateformes qui les diffusent.

De l’autre côté de l’Atlantique, le réseau social Facebook a été accusé d’avoir favorisé la victoire de Donald Trump, en relayant de fausses informations sans aucun contrôle préalable.