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Lille: nouvel échec de Bielsa aux prud'hommes

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Lille: nouvel échec de Bielsa aux prud'hommes

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Le conseil des prud’hommes de Lille n’a pas accordé la provision de six millions d’euros demandée par l’ancien entraîneur du Losc Marcelo Bielsa pour son licenciement fin 2017, a-t-on appris mardi auprès de la juridiction.

Me Carlo Alberto Brusa, avocat d’El Loco, a indiqué dans la foulée à l’AFP qu’il allait “ressaisir le conseil des prud’hommes tant en référé que sur le fond” après cette “non-décision”.

La juridiction considère en effet “que l’instance est éteinte depuis le 16 janvier 2018” et “qu’il n’y a pas lieu à statuer sur les demandes de M. Marcelo Bielsa” selon la décision rendue publique mardi après-midi.

Me Brusa avait écrit au greffe des prud’hommes le 16 janvier pour se désister de sa demande, puis était revenu en arrière le 26 janvier pour réclamer plus de 6 millions d’euros de provision. Le défenseur du club nordiste, Me Bertrand Wambeke, n’avait d’ailleurs pas manqué de pointer cela lors de sa plaidoirie.

“Ils ont considéré que le désistement du 16 janvier avait emporté extinction de l’instance car notre demande de provision était postérieure”, a expliqué M Brusa.

Par ailleurs, la juridiction “ordonne à M. Marcelo Bielsa de payer à la société Losc la somme de 3.000 euros” correspondant aux frais de justice du Losc.

“C’est une nouvelle victoire, une grande satisfaction car nous nous sommes battus avec détermination. Marcelo Bielsa avait par le biais de ses conseils fait de nombreuses déclarations dans la presse en disant en résumé on va voir ce qu’on va voir et bien pour l’instant on n’a rien vu !”, a souligné Me Wambeke.

“Je pense que le conseil des prud’hommes a estimé que nous avions raison dans le sens où il a condamné Marcelo Bielsa à payer les frais d’avocats du Losc”, a-t-il ajouté.

- “Ni gagnant, ni perdant” –

“Ce n’est pas un échec pour nous. Le tribunal n’a pas rejeté le référé, il ne s’est pas prononcé, a rétorqué Me Brusa auprès de l’AFP. Il n’y a ni gagnant, ni perdant. On a remis la balle au centre”.

Marcelo Bielsa, qui réclame au total plus de 18 millions d’euros au Losc, s’appuie sur une “clause parachute” contenue dans un pré-contrat signé le 14 février 2017 pour justifier sa demande. Cette clause indique que le technicien argentin peut prétendre à toucher tous les salaires restants dus, quelles que soient les raisons de la rupture ou de la résiliation du contrat. Ce qui lui donne le droit de réclamer une somme provisionnelle, selon Me Brusa.

El Loco, écarté par le Losc mi-novembre après une énième défaite, avait ensuite été licencié pour faute grave mi-décembre. Il a depuis contre-attaqué en multipliant les procédures à l’encontre de son ancien employeur.

Le 5 mars, Marcelo Bielsa avait été débouté devant le tribunal de commerce de Lille d’une première demande qu’il avait faite de déclarer le club nordiste en cessation de paiement. Il a par ailleurs été condamné à verser à son ancien club 300.000 euros de dommages et intérêts pour le caractère abusif de son assignation devant cette juridiction. Une décision dont il a fait appel.

Sur le plan sportif, les Dogues ne se sont pas redressés depuis le départ de l’ancien entraineur de Marseille puisqu’ils pointent à une inquiétante 19e place, synonyme de relégation en Ligue 2, à sept journées de la fin de la saison.

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