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Scandale Cambridge Analytica : 87 millions de comptes Facebook détournés

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Scandale Cambridge Analytica : 87 millions de comptes Facebook détournés

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Plombé par le scandale Cambridge Analytica, Facebook veut faire preuve de transparence. Il vient d'avouer que ce ne sont pas 50 millions, mais 87 millions d'utilisateurs dont les données personnelles ont pu être détournées, récupérées à leur insu par la firme d'analyses de données et de communication stratégique Cambridge Analytica.

C'est sur ce scandale que le patron de Facebook Mark Zuckerberg devra s'expliquer la semaine prochaine devant des parlementaires du congrès américains, des parlementaires très remontés.

Les 87 millions de comptes Facebook seraient presque tous Américains et leurs données peuvent avoir été utilisées pour orienter la campagne présidentielle de Trump. Cambridge Analytica réfute cette possibilité et ce chiffre. Elle avance celui de 30 millions de personnes, affirmant qu'ils ont supprimé ces données quand Facebook leur a demandé.

Au congrès américain, Zuckerberg s'expliquera aussi sur les faux comptes derrière lesquels se cache la Russie.

Mardi, Mark Zuckerberg avait également annoncé la suppression de 270 pages et comptes Facebook et Instagram gérés par la société russe Internet Research Agency (IRA), qui se trouvait déjà, selon le renseignement américain, derrière une opération de désinformation lancée pour déstabiliser la campagne présidentielle américaine de 2016, utilisant notamment les réseaux sociaux.

Il a donc également confirmé sa venue le 11 avril à 10h (14h GMT) devant la commission du Commerce de la Chambre des représentants.

Il sera aussi entendu lors d'une audition conjointe par les commissions des Affaires juridiques et Commerce du Sénat le 10 avril à 14h15 (18h15 GMT), a annoncé la commission juridique dans un communiqué mercredi soir. Il sera le seul témoin ce jour-là, précise la commission, qui avait initialement convié aussi les patrons de Google et Twitter.

Le scandale Cambridge Analytica a déjà coûté cher au groupe, qui a vu s'envoler plus de 80 milliards de dollars de valorisation boursière depuis la mi-mars.