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Terry Gilliam : "Tout ce que je fais, je le déteste autant que je l'aime"

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Terry Gilliam : "Tout ce que je fais, je le déteste autant que je l'aime"

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Le réalisateur iconique Terry Gilliam nous offre sa vision de la vie artistique alors qu'il triomphe avec l'opéra de Berlioz "Benvenuto Cellini" à l'Opéra bastille jusqu'au 14 avril. Extraits.

"Dans mes films, je suis toujours là avec la caméra, très près de l'action. Ici je travaille avec Leah Hausman, ma co-directrice, qui m'a vraiment tout appris. Le peu que je sais sur l'opéra c'est elle qui me l'a enseigné. Elle travaille avec les chanteurs sur scène. Je m'assied et je l'observe, ce que je ne peux pas faire pour mes films, parce que je suis au centre de l'action tout le temps. Le plus dur sur un film c'est qu'on n'a pas beaucoup de temps pour répéter , on sort, on filme et on crée l'action pendant que la caméra tourne. Ici, il y a plusieurs mois de répétitions et j'ai trouvé très difficile de m'y habituer. Les rythmes sont différents pour moi", explique Terry Gilliam.

"Vous devez avoir plusieurs qualités différentes pour être un bon artiste. Vous devez avoir la passion, les rêves, la résilience, vous devez être capable de contrôler les choses, les objets. C'est comme ca que je concois l'art, le conflit entre une sorte de contrôle de l'organisation et la fantaisie. Si ces deux choses fonctionnent bien, vous pouvez faire des étincelles. Et vous vous battez contre vous même tout le temps parce que vous devez être votre pire critique. Vous détestez ce que vous faites un instant et celui d'après vous adorez", confie-t-il.

"Tout ce que je fais, films, opéras, je le déteste autant que je l'aime. La frontière est très ténue. En ce moment je n'ai aucun plan. Je n'ai aucun projet dans ma vie à cet instant parce que quand vous terminez quelque chose, le monde s'effondre. Quand vous travaillez un monde se crée, il existe et envahit votre vie. Quand c'est terminé, c'est comme les décors, tout disparaît, les lumières s'éteignent, tout et vous même êtes dans un trou noir, comme la pièce dans laquelle on se trouve en ce moment", conclue-t-il.

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