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Assassinats, torture, kidnapping, l'accusation abat ses cartes contre "El Chapo"

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Assassinats, torture, kidnapping, l'accusation abat ses cartes contre "El Chapo"

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“El Chapo” n‘était pas qu’un des plus puissants trafiquants de drogue au monde, c‘était également un homme très violent, capable de commanditer assassinats, kidnappings, voire de torturer lui-même ses victimes, a fait valoir la justice américaine dans un document versé mardi au dossier.

Ces nouvelles accusations s’appuient sur les déclarations de témoins que le ministère public entend faire citer lors du procès de Joaquin Guzman, de son vrai nom, qui doit débuter début septembre.

Jusqu’ici, l’accusation avait surtout mis en lumière le rôle d’“El Chapo” et du cartel de Sinaloa, qu’il dirigeait, dans le trafic de drogue.

Le sexagénaire est ainsi poursuivi pour avoir fait entrer au moins 200 tonnes de cocaïne sur le territoire américain.

Mais dans les nouveaux documents versés au dossier, les services du procureur fédéral de Brooklyn Richard Donoghue entrent dans le détail des exactions de Joaquin Guzman, qui semblait ne pas avoir de limites pour intimider ses rivaux, voire les mettre hors d‘état de nuire.

L’essentiel des violences attribuées à “El Chapo” et ses hommes sont, en effet, intervenues dans le cadre de guerres des cartels mexicains, étalées sur deux décennies.

Il y a notamment eu la lutte de pouvoir contre le clan Arellano Felix au début des années 90, marquée, entre autres, par une fusillade qui a fait six morts dans une discothèque de la station balnéaire Puerto Vallarta, en 1992.

Est ensuite venu le tour de Los Zetas, un autre cartel que Joaquin Guzman a affronté après son évasion de 2001.

Selon l’accusation, El Chapo exigeait que ses “sicarios”, ses hommes de main, lui amènent les membres du cartel rival, afin qu’il les interroge lui-même. En une occasion, il a lui-même abattu plusieurs “Zetas” à bout portant après les avoir questionnés.

Lors d’un autre épisode, digne d’un film, il a fait amener deux hommes, a pris son repas, puis les a interrogés avant de les faire passer à tabac puis assassiner au fusil.

Le procureur Donoghue a demandé à ce que le magistrat en charge du dossier intègre ces éléments aux preuves réunies contre Joaquin Guzman.

Il a également demandé que soit élargie la période visée par l’accusation, pour intégrer notamment un trafic d’opiacés auquel se serait livré El Chapo et le cartel de Sinaloa après septembre 2014, limite du champ actuellement considéré.

Interpellé en janvier 2016 au Mexique et extradé aux Etats-Unis un an plus tard, “El Chapo” est détenu dans une prison ultra-sécurisée du sud de Manhattan, dans des conditions dont il se plaint régulièrement par le biais de ses avocats.

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