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Ligue des champions: à Liverpool, l'heure tourne pour Klopp

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Ligue des champions: à Liverpool, l'heure tourne pour Klopp

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“Final countdown”. Amateur de hard rock à ses heures perdues, Jürgen Klopp avait prévenu à son arrivée à Liverpool que s’il était toujours là quatre ans plus tard, les Reds auraient gagné des titres. Après sa brillante qualification en demi-finale de Ligue des Champions, l’Allemand est toujours dans les temps.

“J’avais dit lors de ma présentation (en 2015, ndlr) que si j‘étais toujours là dans quatre ans, c’est qu’on aurait probablement gagné quelque chose”, a rappelé le facétieux technicien après avoir torpillé en quart Manchester City, l’intouchable leader de Premier League (3-0 et 2-1). “Cela fait deux ans et demi maintenant… et je n’ai toujours rien gagné donc le temps passe”.

Prudent, Klopp, qui avait déjà atteint la finale de C1 en 2013 avec le Borussia Dortmund, tient à tempérer les ardeurs d’Anfield qui n’a plus été aussi proche d’un 6e sacre européen depuis une décennie.

Pour lui, le Bayern Munich ou le Real Madrid, qui doivent encore finir mercredi un travail bien entamé en quart, restent les prétendants légitimes de la “Coupe aux grandes oreilles”.

“Il n’y a aucun intérêt à nous comparer à eux, a-t-il assuré alors que le tourbillon venait d’emporter les siens avant une nuit de rêve. “Le Barça, le Bayern, le Real, ils gagnent tout depuis 20 ans. On ne s’improvise pas gagnant en une nuit”.

Liverpool a beau avoir connu ses heures les plus glorieuses sur la scène continentale, Klopp sait bien qu’il reste lui encore pour l’instant un “homme de finales” plus qu’un “homme de titres”.

Quelques mois après son arrivée en Angleterre, il s’est ainsi incliné coup sur coup en 2016 lors des finales de la Coupe de la Ligue puis d’Europa League. De quoi en nourrir une certaine humilité teintée de frustration alors que son club attend depuis le “miracle d’Istanbul” en 2005 face à l’AC Milan l’occasion de s’offrir un nouveau titre européen.

“Cette compétition est incroyablement relevée, on ne peut que progresser. Le tirage, je m’en moque. On est là, on le mérite. Jusque-là, on s’est battu pour chaque occasion que l’on a eue et on a su les saisir. C’est ce que l’on va continuer à faire, mais l’adversaire ne sera pas non plus sans ambition”, a-t-il prévenu.

Malgré sa nervosité apparente sur le banc, Klopp, avec son visage franc, garde toutefois un côté détendu qui contribue à sa bonne image.

“Tout le monde m’a envoyé des messages du genre: je vais regarder le match ici ou je prendrai une bière en regardant le match avec des copains. Moi aussi, parfois, j’aimerai bien mater un match avec une petite mousse…”, a-t-il ainsi reconnu.

S’il devait être à Kiev le 26 mai pour la finale, il devrait pouvoir s’octroyer le droit de goûter une ou deux blondes ukrainiennes d’un brasseur local, quel que soit le résultat.

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