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Notre-Dame-des-Landes : l'heure du déblaiement, retour au calme

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Notre-Dame-des-Landes : l'heure du déblaiement, retour au calme

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Après une troisième journée d'évacuation violente à Notre-Dame-Des-Landes, les forces de l'ordre françaises sécurisaient totalement la zone ce jeudi matin pour commencer le déblaiement de la trentaine de "squats" détruits ou en cours de destruction. Les accès routiers vers la "zone à défendre" étaient fermés à la circulation.

Les escadrons de gendarmes mobiles présents sur la zone s'attachaient à sécuriser le déblaiement des "squats" détruits depuis lundi matin, selon la gendarmerie.

Aucune évacuation ou expulsion n'était en cours ce matin, après une nuit "calme", avec seulement trois blessés légers dans les rangs de la gendarmerie. Aucun affrontement n'avait lieu non plus dans la zone. Une ambiance qui contraste fortement avec les heurts des trois derniers jours.

Depuis l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes mi janvier, le Premier ministre Edouard Philippe avait prévu d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. La légalité de ces expulsions est remise en cause par les habitants de la ZAD qui ne comptent pas abandonner leurs lieux de vie.

La préfète de Loire-Atlantique a notamment été assignée "en urgence" par un zadiste qui conteste la légalité de son expulsion, lundi, du lieu dit des "100 noms".

Une audience sur cette affaire se tenait ce jeudi matin devant le tribunal de grande instance de Nantes. A la sortie, des habitants des 100 noms se sont exprimés, émus, semblant au bord du craquage. Ils s'inquiètent de ce qui va se passer pour les autres projets agricoles.

Ils ont aussi évoqué le bouclage de la zone : "cela a été un parcours du combattant pour venir à l'audience".